Où sommes-nous

Ouvrez les frontières

Traverser l’Asie Centrale, c’est se plonger dans une foultitude de démarches alambiquées et aux saveurs mille fois renouvelées. L’occasion pour nous de pousser un petit coup de gueule.

Après être sortis de la jungle des visas, empochant successivement et avec succès chacun des tampons indispensables à la poursuite du voyage, nous pouvons nous réjouir d’être en possession d’un passeport français et européen. Dans les pays que nous avons traversés, cet aspect a toujours été une source d’interrogation voire d’envie de la part des locaux. Etre chinois signifie dépenser des sommes faramineuses en passe-droit, autorisations et autres bakchichs afin d’obtenir le précieux document qui vous ouvrira les portes du pays voisin, peut-être le suivant, moyennant de nouveaux subsides. Etre Turkmène ou Iranien impose quasiment de renoncer à tous espoir de voyage à l’étranger. Ou, là encore, il vous en coûtera plusieurs mois de salaires et des montagnes de patience et de ruses. Que dire des milliers de clandestins qui se pressent à nos portes, fuyant guerres, famines, désastres dans lesquelles nos “belles” démocraties ont souvent une lourde responsabilité.

Alors que penser d’une frontière ? N’est-elle pas le plus sûr moyen pour les puissants d’assoir leur domination ? De part et d’autres de ces lignes pas si virtuelles, les différences entre les peuples sont souvent très ténues.

C’est toujours un moment de culpabilité lorsqu’on nous demande comment nous pouvons voyager aussi facilement. Nous réalisons alors l’injustice criante dons nous bénéficions. Nous pouvons nous rendre où bon nous semble (ou presque), mais nous refusons l’accès à notre pays à la quasi-totalité du monde (on exagère un peu, d’accord). On entend d’ici les pourfendeurs de bons sentiments : “On ne peut tout de même pas accueillir toute la misère du monde, il faut bien que l’on se protège, et le terrorisme tu y as pensé ?”. Se protéger de quoi ? La France est le paradis sur terre ? Partout nous sommes accueillis à bras ouverts et célébrés parce que Français. Partout, si on le souhaite nous pouvons émigrer, et dans le confort en plus, ce qui est tout sauf réciproque. De plus, la France ne s’est pas gênée pour aller piller nombre de pays dans le monde et y laisser souffler les vents de la misère. Sans doute les bienfaits de la colonisation. Et puis quoi, il s’agit de céder un peu de notre richesse ? Ne serait-il pas un peu normal de partager le gâteau ? Si ce fameux gâteau n’était pas spolié par quelques nations, on peut se demander quelle serait la place des terroristes d’opinions et si les émigrants ne seraient pas moins nombreux à frapper à nos portes. Lorsqu’on naît quelque part, on ne s’en déracine pas pour des raisons farfelues.

Alors autant laisser la place à cet ivoirien porte-parole des opprimés de l’Afrique noire, Tiken jah Fakoly.

Ouvrez les frontières.

 

Ouvrez les frontières

Vous venez chaque année, l’été comme l’hiver

Et nous on vous reçoit toujours les bras ouverts

Vous êtes ici chez vous, après tout peu importe

On veut partir, alors ouvrez nous la porte.

 

Ouvrez les frontières

Du Cap à Gibraltar, nous sommes des milliers,

A vouloir comme vous venir sans rendez-vous

Nous voulons voyager et aussi travailler

Mais nous on vous a pas refusé vos visas.

 

Ouvrez les frontières

Nous aussi on veut connaître la chance d’étudier

La chance de voir nos rêves se réaliser

Avoir un bon métier, pouvoir voyager, connaître c’que vous appelez liberté

On veut que nos familles, ne manquent plus de rien,

On veut avoir cette vie où l’on mange à sa faim

On veut quitter cette misère quotidienne pour de bon

On veut partir d’ici, car nous sommes tous en train de péter les plombs.

 

Ouvrez les frontières

Y’a plus une goutte d’eau, pour remplir notre seau

Ni même une goutte de pluie, tout au fond du puits

Quand le ventre est vide sur le chemin de l’école,

Un beau jour il décide de prendre son envol.

 

Ouvrez les frontières, laissez nous passer

Ouvrez la porte, ici on étouffe,

On est pleins à vouloir du rêve occidental

Ouvrez la porte ici la jeunesse s’essouffle

Ne crois tu pas que pour nous c’est vital

 

Ouvrez les frontières, laissez nous passer

Vous avez pris nos plages et leurs sables dorés

Mis l’animal en cage et tari nos forêts

Qu’est ce qu’il nous reste quand on a les mains vides

On se prépare au voyage et on se jette dans l’eau vive

Ouvrez les frontières, laissez nous passer.

Tien-tien et Manou au Sichuan

10 février. Luding. Nous voici donc en selle. Le temps est maussade et ce début de vallée qui doit nous donner accès au Sichuan tibétain n’est vraiment pas très plaisant. Si l’article précédent vous a dépeint un tableau peu reluisant de notre passage ici, il convient de vous livrer les quelques trésors que nous y avons amassé.

En chemin vers Kangding, une "petite" famille d'accueilDont acte. Nous nous échappons de cette “zôôône” et empruntons un chemin de traverse pour monter vers Kangding. En route, nous sommes hébergés par une grande famille. Une adresse très chaleureuse, idéale pour goûter les pates de poulet au piment et la soupe sucrée d’œufs pochés en guise de petit déjeuner. Nous repartons, l’estomac quelque peu brassé, mais nous engrangeons les dénivelées à mesure que nous perdons des degrés Celsius. Partagés entre le froid de plus en plus mordant et l’effort source de transpiration, nous finissons notre ascension avec bonnet, gants, écharpes aux extrémités et T-shirt détrempé sur le dos. Un vrai bonheur, de quoi attraper la mort comme on dirait dans les chaumières.

La ville de Kangding n’est pas particulièrement charmante, mais nous y sentons se rapprocher le Tibet. Nous n’y trouvons pas Tintin mais le reste y est : quelques maisons traditionnelles, des drapeaux à prière s’effilochant sur toutes les montagnes alentours et deux monastères imposants perchés aux abords de la ville. En pénétrant dans le temple Jingang…. nos yeux s’écarquillent et nous nous empressons de faire tourner les moulins à prière. Un bâtiment massif trône devant une large cour sous un ciel rayé par les drapeaux multicolores.

Temple JingangTemple JingangPrès du temple Jingang

Il renferme en son sein … un bouddha, entouré de décorations à profusion. Nous ne boudons pas notre plaisir à déambuler dans les coursives, mais l’endroit est étrangement calme, comme déserté. Seule une vieille femme maintient activement la rotation d’un gros moulin, creusant inlassablement le sillon qui l’entoure tout en l’accompagnant de prières.

Dans le coeur du monastèreNous poursuivons nos découvertes au monastère Nanwu, principale lamaserie de la région. Guidés par un murmure grave et régulier, nous pénétrons au cœur de l’édifice. Un moine nous invite à pousser la porte, puis il soulève une large tenture et nous introduit dans la pièce centrale du monastère. Une atmosphère solennelle nous enveloppe et nous transporte dans nos Mesdames et messieurs, le gong !bande-dessinées d’enfance. Osant à peine, nous sommes encouragés par les sourires et les signes de tête. A pas de velours, nous longeons les murs et prenons place discrètement sur quelques cousins. Au centre, les moines sont réunis en une large assemblée. Il portent les Moine Gelugpabonnets jaunes typique de la secte des Gelugpa, le principal courant du bouddhisme tibétain. Le gong vient rythmer les prières monocordes qui résonnent, psalmodiées par les voix graves des moines et soutenues par le son de la corne. Un dernier coup annonce la fin de la cérémonie. Tout le monde se précipite à l’extérieur pour se distraire, se sustenter, les jeunes plaisantent et se prêtent aux portraits, les téléphones mobiles sortent des robes. Cet univers de sacré n’est pas, lui non plus, épargné par la modernité.

DSC_0829Kangding est à 2600m ; le lendemain au réveil, partagés entre stupeur et excitation, nous découvrons les rues couvertes d’une mince couche de neige. Il nous faut faire 20 km d’une descente “rafraichissante”. Nous nous calfeutrons : doudounes, gore-tex, moufles et cagoules. Echaudés par quelques glissades passées, nous effectuons nos premiers coups de pédales sur la neige. A peine sortis de la ville, la routes est à nouveau sèche et à peine plus bas, la fraîcheur bien supportable. Pas de quoi fouetter un chien en définitive.

13 février. Danba. C’est pour nous le deuxième pont avec la culture tibétaine. Après un arrêt au poste de soudure local (c’est ça d’être un lourd), nous circulons dans les montagnes environnantes. Une jolie balade à travers les villages traditionnels qui se composent de solides bâtisses ; de vraies petites forteresses assorties de leurs tours de guet, des maisons au toits plats et crénelés, bâties avec des pierres massives, chacune soigneusement ornée de boiseries peintes en de multiples couleurs.

Tours de guet de SuopoFenêtre tibétaineDSC_0857

On sent qu’elles sont conçues pour tenir le siège face à l’hiver rigoureux. Dans une guesthouse, on nous offre le couvert. Le lendemain, quittant la ville, nous sommes surpris par une procession : toute la panoplie des costumes tibétains défile devant nous, au pas. Quelle en est la raison ? Mystère, mais nous sommes ravis de cette profusion de chapeaux, de fourrures, de broderies, de colifichets.

Procession tibétaineProcession tibétaineProcession tibétaineProcession tibétaine

Sur la route vers JinchuanNous roulons encore quelques jours, allant de chortens (stupas tibétains) en temples, stoppant dans des villes où nous faisons, à chaque fois, office d’attraction locale. Le dialogue s’établit toujours difficilement mais surtout avec la jeunesse Sur la route vers Ma Erkangqui s’essaie alors aux bribes d’anglais étudiées. Ou bien, nous rencontrons une professeur d’Anglais dont le niveau (pas vraiment meilleur que le notre) et l’accent à couper au couteau nous causent quelques difficultés. Et pourtant, ici, elle a clairement sa place, affichant une maîtrise de la langue de Shakespeare bien supérieure à la moyenne.

C’est là que nous vivons nos premières tribulations avec la police chinoise. Sur la route, un demi-tour nous est imposé pour cause d’enregistrement obligatoire au village précédent. Revenir en arrière, difficile à accepter pour le cycliste, mais la manoeuvre est de courte distance et le fonctionnaire se fait largement pardonner par la suite en nous offrant un roboratif repas de midi. Et oui, on ne se refait pas. Le soir même, à Ma Erkang, c’est la fin des réjouissances, la police locale nous fait tourner en bourrique pendant des heures pour tenter de nous trouver un hôtel à chaque fois bien trop onéreux. Nous ne sommes pas des touristes chinois que diable !Même en hiver il y a de quoi se nourrir Une fois débarrassés de leur encombrante compagnie, nous trouvons ce qu’il nous faut en moins de dix minutes. Mais ce n’est pas finit. Le lendemain, nous avons de nouveau à faire à eux car nous devons prolonger nos visas. Peine perdu, LE fonctionnaire en charge ne travaille pas ce jour là, il suffit de revenir le lendemain et de patienter une petite semaine. Quand on connait le charme bétonnesque de la ville, on forme vite le projet de déguerpir pour aller se faire prolonger ailleurs ! Mais, mais, mais … il nous rattrapent peu avant de partir : il faut se faire … enregistrer avant de partir. DSC02618OK, photocopies, blabla, allez, on se tire. Ah oui mais non ! Quoi encore ? Pas possible de prendre la route jusqu’à Chengdu, elle va être fermée dans deux jours, donc il faut attendre la réouverture, c’est à dire … mi-avril !!! QUOI !!!!! Ou bien, prendre le bus … ah bon, ben on va plutôt rester deux mois à Ma Erkang à faire connaissance avec la police locale et tailler le bout de gras trempé dans une soupe de nouilles. Allez, jette ton vélo dans la soute, ON SE CASSE !

Dégats du tremblement de terre de 2008Bon, la fin de cette aventure Sichuanesque nous laisse un peu sur notre faim. Calés dans le car, roulant vers Chengdu, nous ruminons nos envies de revenir pédaler vers ces hauteurs. Peu à peu, nous nous prenons à apprécier le départ précipité : la route que nous devions emprunter et qui défile sous nos yeux est défoncée, et la vallée complètement chamboulée par le tremblement de terre dévastateur de 2008. Ils n’avaient peut-être pas tort ces messieurs de la police …

Pour conclure, nous passons une semaine au chaud, à Chengdu, chez Dhane Blue un couchsurfer patenté et en compagnie de Margo et Ben, deux autres cyclotouristes, à se faire des gueuletons d’enfer : petit déj’ gargantuesques,Alentours de Chengdu pour une balade à vélo avec Margo et Ben repas crêpes, pizzas maisons, chili con carne… et à faire un peu de vélo et quelques messages sur le blog pour vous. Quand même ! Dernier fait d’arme dans la région, acheter des billets de train pour nous et nos vélo à destination d’Urumqi, dans le grand nord-ouest. Et là c’est du lourd ! Mais … patience … éhéh …

 

Au fait, la devinette ?? Dans la bonne souplette (voir un petit tour en cuisine), il y avait :

C'est quoi ?Alors ?Et oui ! Ca vous dit de ronger les ongles ?

Et oui, ce sont des pattes de poulet, ils adorent ça les chinois, mais pas nous !

 

PS : Manou pardonne nous ce petit emprunt en titre d’article ;)

“Sorry, we follow our regulation”

ou Les joies de la bureaucratie.

ou Comment apprendre à la boucler en trois leçons.

DSC_0002-2DSC_0003-1DSC_0006-2DSC_0008-1DSC_0009-3DSC_0010-1DSC_0011-1DSC_0012DSC_0013-2DSC_0014-3DSC_0015-3DSC_0016-3DSC_0017-4DSC_0018-3DSC_0019-2DSC_0020-1DSC_0021DSC_0022-2DSC_0023-2DSC_0024-3DSC_0025-4DSC_0026-3DSC_0027-3DSC_0029-4DSC_0030-3DSC_0031-2DSC_0032-2DSC_0033-1

Première leçon. Achetez un billet d’avion chez Air Asia. N’oubliez pas, au moment de la réservation de payer le supplément de 300.000IRP (30 euros environ) pour le surplus de bagages occasionné par votre vélo. Présentez vous à l’enregistrement deux heures avant le vol, comme d’habitude. Puis attendez patiemment que l’on vous réclame le supplément pour les équipements sportifs (pas les chaînes à neige, le vélo !), et oui, le vélo, ce n’est pas un surplus de bagages, c’est un équipement sportif, donc catégorie à part. Le montant ? 300.000IRP. Expliquez calmement que vous avez déjà versé exactement cette somme pour le surpoids. Réponse : “Sorry, we follow our regulation”. Gardez votre sang-froid (et vindiou, c’est pas facile), tentez toutes les stratégies, faites usage de pédagogie, gesticulez, prenez à témoin le reste du monde, pleurez, roulez-vous par terre. Réponse : “Sorry, we follow our regulation”. Cinq minutes avant l’embarquement, crachez les biftons, au risque de monter dans l’avion sans votre vélo. Merci Unfair Asia.

Deuxième leçon. Présentez vous à l’ambassade du Myanmar à Singapour muni de tous les documents nécessaires à l’obtention d’un visa birman. Saluez poliment le fonctionnaire de service, chaleureux comme une climatisation singapourienne. Tentez de décrypter les borborygmes d’anglais qu’il vous déverse et déterminez les pièces manquant à votre dossier. Absentez-vous une demi-heure afin de procéder à l’établissement des susdites pièces, puis revenez au guichet pour les fournir, toujours en se montrant aimable et souriant (et vindiou, c’est pas facile). Tentez de nouveau de décrypter les borborygmes d’anglais que votre interlocuteur vous déverse. Faites usage de pédagogie, prenez à témoin le reste du monde, geignez, chougnez, expliquez que votre dossier est complet et que sa demande est insensée. Réponse : “Sorry, we follow our regulation”. Renoncez à obtenir les pseudo-pièces manquant à votre dossier en acceptant que votre tête ne lui revienne pas. Retenir les bordées d’insultes qui obstruent votre gorge puis déguerpir, bredouille.

Troisième leçon. Partez pour une balade à vélo dans Kuala Lumpur par une belle journée ensoleillée. Après de nombreuses circonvolutions dans une circulation agitée, repérez enfin un banc à l’ombre, dans l’unique parc sympathique, au pied des tours Petronas. Répondez à l’appel de l’agent chargé de surveiller les quinze mètres carrés autour de lui et qui vous intime l’ordre de déposer le véhicule avant de pénétrer dans l’enceinte végétée. Proposez-lui de circuler à pied en poussant le véhicule susdit tout en arborant un sourire obséquieux. Réponse désormais attendue : “Sorry, we follow our regulation”. Déposez votre moyen de locomotion en montrant votre coopération et dissimulant votre exaspération. Courrez vers le centre du parc où se trouve le joli bassin qui vous aimante depuis le début de cette matinée à la chaleur écrasante. Juste avant de chatouiller l’eau de vos orteils, apprenez par l’agent chargé de surveiller les quinze centimètres d’eau autour d’elle, que l’accès est réservé aux craque-nains ou éventuellement à leurs accompagnateurs. Etonnez-vous, bondissez, offusquez-vous, discutez, faites usage de pédagogie, gesticulez, prenez à témoin le reste du monde, kidnappez un des mioches trainant dans les parages. Réponse au combien frustrante : “Sorry, we follow our regulation”. Décidez finalement de quitter les lieux, récupérer votre vélo et rentrer à la maison. Cherchez votre vélo, cherchez le encore, retenez une sueur froide, ne cédez pas à la panique (et vindiou, c’est pas facile), vous vous êtes fait tirer votre vélo et plus d’agent ! Aspirez une grande bouffée d’air, puis soufflez en le voyant arriver cent mètres au loin, un large sourire barrant son visage. Laissez-vous dire, sans perdre patience, que votre engin n’était pas dans le périmètre autorisé et qu’il a été déplacé. Rejoignez-le afin de l’attacher, de préférence autour d’un poteau. Laissez-vous dire par un nouvel agent que le poteau ne fait pas partie du périmètre et qu’il convient de déplacer votre vélo de vingt centimètres afin de se mettre en conformité avec le règlement. Expliquez qu’il vous est indispensable de l’attacher autour d’un point fixe, discutez, faites usage de pédagogie, étonnez-vous, bondissez, offusquez-vous, gesticulez, prenez à témoin le reste du monde, pleurez, roulez vous par terre, appelez la police ! Réponse désormais insupportable : “Sorry, we follow our regulation”.

Laissez-vous allez, insultez copieusement l’agent et tous les autres avec. De toute façon, ils ne sont pas près de vous revoir. “Sorry, we follow our impulsion” !

DSC_0038-2DSC_0040-3DSC_0042-3DSC_0043-1DSC_0044-2DSC_0045-3DSC_0046-3DSC_0047-1DSC_0048-2DSC_0049-1DSC_0050-3DSC_0051-1DSC_0052DSC_0053-2DSC_0054DSC_0055-1DSC_0056DSC_0057-1DSC_0058-2DSC_0059-1DSC_0060-1DSC_0061-3DSC_0062DSC_0063DSC_0064DSC_0065-4DSC_0066DSC_0067-1

Direction le Myanmar, le pays de Buddha et des stupas pour une cure de zénitude !

DSC_0001DSC00517DSC_0003

PS : Et dire que ce n’est que le début !