Où sommes-nous

Némo à Bali

Qu’aurait été notre tour de Bali sans une visite ou deux des fonds marins : expérience nouvelle dans ce monde aux mille couleurs.

“Mettez les palmes une fois dans l’eau !  Si vous avez de l’eau dans le masque, soufflez par le nez ! N’oubliez pas de respirer ! Débouchez vous les oreilles en vous bouchant le nez ! Dans l’eau, “ça” veut dire “ok”, “ça” veut dire “ça va pas” ! Surtout ne paniquez pas tout va bien se passer!”DSC02175

Nous sommes sur la côte nord de Bali. Un bateau nous mène sur la plage de sable blanc de la petite île “Pulau Manganem”, non loin de là. Les consignes sont données, le matériel installé, nous pesons désormais le double de notre poids, prêts à partir.

Passé les premières minutes d’adaptation et quelques difficultés à respirer normalement (faut le faire), DSC02177nous commençons à apprécier l’univers qui nous entoure. Baignés dans une eau bleue et chaude à rendre envieux les habitués de la discipline, nous divaguons entre des poissons de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Nous atteignons bientôt un tombant formant un mur immergé de plusieurs dizaines de mètres et chargé d’algues, de coraux, de gorgones. Le tableau est superbe. Ce monde mystérieux perd tout d’un coup son coté effrayant.

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Tulamben  : la visite de l’épave du “Liberty” quelques jours plus tard, toujours dans le nord de l’île, nous comble tout autant. Le temps nous manque et notre niveau ne nous permet pas de descendre assez bas pour la découvrir dans sa totalité afin d’y trouver LE trésor enfoui que tout le monde cherche encore. Quelques images de l’histoire du Titanic (à une autre échelle) rend notre excursion encore plus palpitante. Nous finissons la plongée encerclés par un banc de poissons argentés, sensation d’être pris dans l’œil d’un cyclone.

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Deux sites vraiment superbes qui ne peuvent que satisfaire les amoureux de la plongée. Mais gardez-le pour vous car il y a déjà beaucoup de touristes. N’hésitez pas à choisir de petites agences qui souffrent de la grosse concurrence et sont malgré tout très compétentes.

pèle-mèle plongée

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Istanbul ou la tentation permanente

28 septembre. Fin d’après-midi. Notre visite d’Istanbul commence par une déambulation dans le quartier de Beyoǧlu, traversé par la grande artère piétonne dénommée Istiklal (avenue de l’Indépendance). DSC_0205Nous la suivons du nord au sud ; départ de la place Taksim, important nœud du trafic, ruche bourdonnante, puis descente en direction de Galata. Un genre de balade dans la rue de la Ré où les badauds seraient harcelés par un vieux tram qui ne sert plus que de distraction pour les touristes et où les boutiques de luxes alternant avec les innombrables commerces de nourritures seraient surmontés par des immeubles en décrépitude aux styles architecturaux douteux et sans harmonie. SurprenantDSC_0216, dans cette avenue qui passe pour la promenade commerciale branchée de la ville, les étages des habitations sont en grande partie délaissés et les tenanciers de bars s’en donnent à cœur joie, se disputant la terrasse avec la plus belle vue sur le Bosphore.

Mais ne pensez pas que tout se résume à cette grande avenue. Au contraire elle n’est que le principal canal dans lequel affluent de nombreuses ruelles, chacune ayant son caractère. Lorsque vous péDSC_0252nétrez dans cet entremêlas en soirée, il faut accepter de se mêler à une foule grouillante et de se faire héler tous les cinq mètres par un rabatteur qui tentera de vous ferrer en vous jetant à la figure des “Terras, terras”. Et pour trouver la meilleure de ces terrasses, il n’y a qu’une solution, les essayer toutes, alors autant vous dire qu’on ne l’a pas dénichée, ce qui n’empêche aucunement d’apprécier une Efes (bière locale) en hauteur.

Puisqu’on y vient, parlons de tout ce qui s’ingère. Istanbul est un supplice et en même temps un délice des sens. Au hasard de nos pérégrinations, quelque soit le quartier, ils sont en permanence sollicités. Voici un petit aperçu du parcours des sens qui fut le notre pendant une semaine.

Plaisir des yeux Le regard happé par les vitrines dorées et vert-pistache des confiseurs, par les monticules ocres et safran des marchands d’épices, par les vitrines multicolores des vendeurs de bonbons. Des boutiques de choses délicieuses qui se mangent partout partout partout ! Les sourires enjôleurs des boutiquiers qui cherche l’attention du touriste comme du local, pour avoir au moins le plaisir d’échanger un bon mot.

Plaisir du nez Le nez alléché par les odeurs de marrons chauds le café torréfié et les fumets épicés des viandes grillées, une institution qui vous fera oublier le kebap uniforme connu en Europe, pour une variété inimaginable de sandwichs.

L’oreille captée par les cloches des marchands de glace et le chant saisissant des minarets raisonnant dans toute la ville aux heures de la prière.

Sentir dans sa bouche les kumpir disloquées de garnitures, les gaufres gavées de crèmes onctueuses, les loukoums fondants, le croustillant goût de miel des baklavas aux formes multiples.Plaisir de la bouche

Enfin, se laisser glisser dans la torpeur des hammams, aspirer longuement les bouffées de fumée des narguilés devant un thé raffiné. Rassurez-vous, tout cela a été testé par nos soins et c’est du solide (y a qu’à voir les muscles en déconfiture), les réputations ne sont pas surfaites !

 

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Mais la tentation n’est pas que gustative. Istanbul est ville particulièrement dynamique, en pleine renaissance et son titre de caDSC01418pitale européenne de la culture 2010 se retrouve dans son programme des spectacles ultra fourni. En guise de spectacles, nous ne nous sommes pas privés. Dès le deuxième soir, rendez-vous dans l’une des salles branchées de la ville, le Babylon. C’est ici que se presse la jeunesse stambouliote pour assister aux concerts de la scène électro européenne. Ce soir elle est représentée par le frenchy Wax Tailor, alors comme on a raté le concert en France, on fait la séance de rattrapage. Evidemment, ce n’est pas très dépaysant, mais pour ça, il y a les bazars de Sutanhamet (le quartier historique), patience.

Quelques jour plus tard, on donne dans le sportif, direction le stade de Fenerbahce, un deDSC01642s trois plus importants clubs de foot locaux. Et on a choisi, le bon club, le bon soir : victoire 3-0 face à une équipe au nom imprononçable et pour lequel on ne fera aucun effort. Nous ne chanterons que les “Fenerbahce, Fenerbahce” pour soutenir les jaune et bleu. Les fervents supporters s’amusent de nous voir les accompagner et nous nous prenons eu jeu avec plaisir.

Pour conclure notre semaine de spectacles, nous nous tournons vers une soirée plus ésotérique. Nous assistons aux danses traditionnelles des derviches tourneurs du Galata Mevlevihanesi. Mais attention, pas d’applaudissement, car il ne s’agit absolument pas d’un spectacle. DSC_1068 C’est une cérémonie religieuse à laquelle les touristes peuvent se joindre moyennant menue monnaie – en fait, c’est spécialement pour les touristes mais le silence est de rigueur pour entretenir le mysticisme qui entoure tout cela. Prestation assez stupéfiante et hypnotique durant laquelle les adorateurs de Mevlana, fondateur de cette confrérie musulmane, effectuent des rotations sans fins, tels des toupies, tout en gardant un sérieux déconcertant. Pour nous remettre de ces émotions, nous irons nous jeter dans une des nombreuses gargotes qui pullulent à proximité. Ce soir-là nous, dénichons enfin la perle rare, grâce aux tuyaux du Lonely, la terrasse du 360°, qui offre une vue panoramique de premier ordre. Mais, évidemment, une andouille avait trouvé le moyen de sortir en short et on s’est fait refoulé, merci ! On vous laisse deviner qui.

Enfin évidemment, toutes ces tentations accompagnés de sourires à faire fondre un porte-monnaie auvergnat. Alors comme on est du genre à céder à toutes les tentations, le notre a fait une sacrée cure de minceur, à l’inverse de nos ventres qui n’attendent qu’une chose : c’est quand qu’on pédale ?

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