Où sommes-nous

Melting-pot givré

Un mélange saisissant.

26 février. Urümqi, Urumchi, Wulumuchi, Wulumuqi, Wushi ou comme il vous plaira. Nous descendons du train en provenance de Chengdu, avec, dans nos bagages, tout un univers : les faciès ronds au yeux bridés, pour chapeaux, des casquettes communistes, une langue omniprésente et inaccessible aux idéogrammes indéchiffrables, les temples multicolores, les toits de tuiles, un monde de discipline, de compétition, une cuisine faite de nouilles, de soupes, de riz, une religion omniprésente le bouddhisme, un culte de Mao encore bien présent …

Vue sur UrümqiL’énorme pas de géant accompli grâce au train nous propulse aux confins de cet univers dans une ville devenant le creuset d’un melting-pot fascinant. Urumqi est la capitale d’une immense province, la plus grande par la taille, la plus occidentale du pays, essentiellement un immense désert traversé par les Routes de la Soie : le Xinjiang, la “Nouvelle Frontière”. Ancienne cité-étape de ces routes, Urumqi se trouve enlisée entre des zones désertiques impitoyables, torrides Toute la ville est gelée, des agents armés de pelles un peu partoutl’été comme la dépression de Turpan où le thermomètre peu monter à presque 50°C et glaciales l’hiver comme les Tian Shan, massif où le thermomètre descend allégrement sous les -50°C. Urumqi possède d’ailleurs une particularité géographique assez remarquable. Elle est la ville la plus … réponse plus bas.

By night, ambiance givréeAmateurs que nous sommes, nous y débarquons saisis par un froid sibérien, légèrement habillés, comme nous l’étions au départ. Mais ce sont aussi des odeurs de brochettes de mouton qui nous accueillent et cela résonne comme un son nouveau. En quelques jours nous nous ouvrons à une autre culture. Loin des idées reçues, cette une ville, dont le nom signifie “pâturage idyllique”, est d’une modernité étonnante.  La ruée vers l’or noir en a fait une citée en plein essor, Urümqi, parc publiclargement développée, peuplée de buildings et largement colonisée par les populations de la chine orientale. Mais nous ne sommes pas loin du grand frère russe et le plan de la ville en porte l’empreinte : de larges avenues encadrées de buildings staliniens, une architecture moscovite, des parcs publics où l’ont peut s’adonner aux joies du patinage sur les lacs gelés.

Pourtant elle reste la capitale du Xinjiang, terre des Ouïgours, dont la langue fait le mélange du turc, du russe, du mongol, du chinois, En Français, en Ouigour ou en Chinois ?du kirghiz, de l’ouzbek, de l’ourdou, et de l’arabe. Après avoir été écrite dans l’alphabet latin, elle se calligraphie maintenant avec l’alphabet arabe. On compte en turc ou presque, Bière se dit Pive comme en bulgare, Bonjour se dit “Asalamu aleykum”… Nous tendons l’oreille et les paroles se font plus gutturales,Les pains ouigours, au sésame, aux oigons, ou aux graines de pavos rocailleuses. Sur les enseignes apparaissent alphabets arabes, cyrilliques, idéogrammes chinois. Carrefour, notre enseigne nationale, en est témoin. Les faciès sont multiples, turques, russes, persans ; des visages cuivrés, des yeux ouverts, la moustache est de retour en même temps que des voiles, des toques, des chapkas, des calots musulmans ; dans les rues, les devantures chinoises garnies de baozi alternentLe pulao (riz pilaf), spécialité ouïgoure avec les étals des boulangers ouïgours débordant de pains ronds au cumin ; le mouton est cuisiné à toutes les sauces, garni de riz pilaf ; sur les trottoirs, dans un froid de canard (ou de mouton), les étalages captivent avec leurs dizaines de variétés de raisins secs de noix, des dates, des figues séchées, des pistaches par monceaux ; des minarets apparaissent derrière les tours.

Le pain et son dévoreurUne bonne partie de la population d'Urümqi est OuigourMarrons chauds, maïs, ou patates chaudes... de quoi se réchauffer les papilles par -15°

Loin de nous l’idée de rejeter ce que nous avons vécu peu de temps avant en Chine, au contraire, ce mélange est plein de saveurs, nous offrant mille variations de visages, d’odeurs, de goûts, une multitude de couleurs allant d’une extrémité à l’autre de la palette asiatique et nous sommes plus que conquis par ce mélange. Quel amusement que de voir des couples chinois danser un genre de mazurka sur des vocalises orientales aux rythmes technoïdes. Quel plaisir de voir les inscriptions déclinées dans toutes ces écritures, se laisser saliver avant de choisir le type de cuisine désiré allant d’un boui-boui à l’autre.

A cet instant, tout un univers qui s’ouvre à nous. Nous regardons désormais vers l’ouest, en direction de notre Orient, des pays des Mille-et-une-nuits…

Ah oui, la devinette, on ne va pas vous laisser mariner jusqu’au prochain article ! Déjà que vous avez fait l’effort de lire celui-ci complètement. Et bien, Urumqi est l’endroit le plus continental qui soit, autrement dit, elle est la ville la plus éloignée d’un océan à 2250 km de ??? Et bien c’est la devinette suivante, à vos claviers ;)

Une autre ! Une autre !

Bon d’accord …

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… tentez de trouver le nom de ce chat qui nous a bien fait marrer dans une guesthouse d’Urümqi.

Tien-tien et Manou au Sichuan

10 février. Luding. Nous voici donc en selle. Le temps est maussade et ce début de vallée qui doit nous donner accès au Sichuan tibétain n’est vraiment pas très plaisant. Si l’article précédent vous a dépeint un tableau peu reluisant de notre passage ici, il convient de vous livrer les quelques trésors que nous y avons amassé.

En chemin vers Kangding, une "petite" famille d'accueilDont acte. Nous nous échappons de cette “zôôône” et empruntons un chemin de traverse pour monter vers Kangding. En route, nous sommes hébergés par une grande famille. Une adresse très chaleureuse, idéale pour goûter les pates de poulet au piment et la soupe sucrée d’œufs pochés en guise de petit déjeuner. Nous repartons, l’estomac quelque peu brassé, mais nous engrangeons les dénivelées à mesure que nous perdons des degrés Celsius. Partagés entre le froid de plus en plus mordant et l’effort source de transpiration, nous finissons notre ascension avec bonnet, gants, écharpes aux extrémités et T-shirt détrempé sur le dos. Un vrai bonheur, de quoi attraper la mort comme on dirait dans les chaumières.

La ville de Kangding n’est pas particulièrement charmante, mais nous y sentons se rapprocher le Tibet. Nous n’y trouvons pas Tintin mais le reste y est : quelques maisons traditionnelles, des drapeaux à prière s’effilochant sur toutes les montagnes alentours et deux monastères imposants perchés aux abords de la ville. En pénétrant dans le temple Jingang…. nos yeux s’écarquillent et nous nous empressons de faire tourner les moulins à prière. Un bâtiment massif trône devant une large cour sous un ciel rayé par les drapeaux multicolores.

Temple JingangTemple JingangPrès du temple Jingang

Il renferme en son sein … un bouddha, entouré de décorations à profusion. Nous ne boudons pas notre plaisir à déambuler dans les coursives, mais l’endroit est étrangement calme, comme déserté. Seule une vieille femme maintient activement la rotation d’un gros moulin, creusant inlassablement le sillon qui l’entoure tout en l’accompagnant de prières.

Dans le coeur du monastèreNous poursuivons nos découvertes au monastère Nanwu, principale lamaserie de la région. Guidés par un murmure grave et régulier, nous pénétrons au cœur de l’édifice. Un moine nous invite à pousser la porte, puis il soulève une large tenture et nous introduit dans la pièce centrale du monastère. Une atmosphère solennelle nous enveloppe et nous transporte dans nos Mesdames et messieurs, le gong !bande-dessinées d’enfance. Osant à peine, nous sommes encouragés par les sourires et les signes de tête. A pas de velours, nous longeons les murs et prenons place discrètement sur quelques cousins. Au centre, les moines sont réunis en une large assemblée. Il portent les Moine Gelugpabonnets jaunes typique de la secte des Gelugpa, le principal courant du bouddhisme tibétain. Le gong vient rythmer les prières monocordes qui résonnent, psalmodiées par les voix graves des moines et soutenues par le son de la corne. Un dernier coup annonce la fin de la cérémonie. Tout le monde se précipite à l’extérieur pour se distraire, se sustenter, les jeunes plaisantent et se prêtent aux portraits, les téléphones mobiles sortent des robes. Cet univers de sacré n’est pas, lui non plus, épargné par la modernité.

DSC_0829Kangding est à 2600m ; le lendemain au réveil, partagés entre stupeur et excitation, nous découvrons les rues couvertes d’une mince couche de neige. Il nous faut faire 20 km d’une descente “rafraichissante”. Nous nous calfeutrons : doudounes, gore-tex, moufles et cagoules. Echaudés par quelques glissades passées, nous effectuons nos premiers coups de pédales sur la neige. A peine sortis de la ville, la routes est à nouveau sèche et à peine plus bas, la fraîcheur bien supportable. Pas de quoi fouetter un chien en définitive.

13 février. Danba. C’est pour nous le deuxième pont avec la culture tibétaine. Après un arrêt au poste de soudure local (c’est ça d’être un lourd), nous circulons dans les montagnes environnantes. Une jolie balade à travers les villages traditionnels qui se composent de solides bâtisses ; de vraies petites forteresses assorties de leurs tours de guet, des maisons au toits plats et crénelés, bâties avec des pierres massives, chacune soigneusement ornée de boiseries peintes en de multiples couleurs.

Tours de guet de SuopoFenêtre tibétaineDSC_0857

On sent qu’elles sont conçues pour tenir le siège face à l’hiver rigoureux. Dans une guesthouse, on nous offre le couvert. Le lendemain, quittant la ville, nous sommes surpris par une procession : toute la panoplie des costumes tibétains défile devant nous, au pas. Quelle en est la raison ? Mystère, mais nous sommes ravis de cette profusion de chapeaux, de fourrures, de broderies, de colifichets.

Procession tibétaineProcession tibétaineProcession tibétaineProcession tibétaine

Sur la route vers JinchuanNous roulons encore quelques jours, allant de chortens (stupas tibétains) en temples, stoppant dans des villes où nous faisons, à chaque fois, office d’attraction locale. Le dialogue s’établit toujours difficilement mais surtout avec la jeunesse Sur la route vers Ma Erkangqui s’essaie alors aux bribes d’anglais étudiées. Ou bien, nous rencontrons une professeur d’Anglais dont le niveau (pas vraiment meilleur que le notre) et l’accent à couper au couteau nous causent quelques difficultés. Et pourtant, ici, elle a clairement sa place, affichant une maîtrise de la langue de Shakespeare bien supérieure à la moyenne.

C’est là que nous vivons nos premières tribulations avec la police chinoise. Sur la route, un demi-tour nous est imposé pour cause d’enregistrement obligatoire au village précédent. Revenir en arrière, difficile à accepter pour le cycliste, mais la manoeuvre est de courte distance et le fonctionnaire se fait largement pardonner par la suite en nous offrant un roboratif repas de midi. Et oui, on ne se refait pas. Le soir même, à Ma Erkang, c’est la fin des réjouissances, la police locale nous fait tourner en bourrique pendant des heures pour tenter de nous trouver un hôtel à chaque fois bien trop onéreux. Nous ne sommes pas des touristes chinois que diable !Même en hiver il y a de quoi se nourrir Une fois débarrassés de leur encombrante compagnie, nous trouvons ce qu’il nous faut en moins de dix minutes. Mais ce n’est pas finit. Le lendemain, nous avons de nouveau à faire à eux car nous devons prolonger nos visas. Peine perdu, LE fonctionnaire en charge ne travaille pas ce jour là, il suffit de revenir le lendemain et de patienter une petite semaine. Quand on connait le charme bétonnesque de la ville, on forme vite le projet de déguerpir pour aller se faire prolonger ailleurs ! Mais, mais, mais … il nous rattrapent peu avant de partir : il faut se faire … enregistrer avant de partir. DSC02618OK, photocopies, blabla, allez, on se tire. Ah oui mais non ! Quoi encore ? Pas possible de prendre la route jusqu’à Chengdu, elle va être fermée dans deux jours, donc il faut attendre la réouverture, c’est à dire … mi-avril !!! QUOI !!!!! Ou bien, prendre le bus … ah bon, ben on va plutôt rester deux mois à Ma Erkang à faire connaissance avec la police locale et tailler le bout de gras trempé dans une soupe de nouilles. Allez, jette ton vélo dans la soute, ON SE CASSE !

Dégats du tremblement de terre de 2008Bon, la fin de cette aventure Sichuanesque nous laisse un peu sur notre faim. Calés dans le car, roulant vers Chengdu, nous ruminons nos envies de revenir pédaler vers ces hauteurs. Peu à peu, nous nous prenons à apprécier le départ précipité : la route que nous devions emprunter et qui défile sous nos yeux est défoncée, et la vallée complètement chamboulée par le tremblement de terre dévastateur de 2008. Ils n’avaient peut-être pas tort ces messieurs de la police …

Pour conclure, nous passons une semaine au chaud, à Chengdu, chez Dhane Blue un couchsurfer patenté et en compagnie de Margo et Ben, deux autres cyclotouristes, à se faire des gueuletons d’enfer : petit déj’ gargantuesques,Alentours de Chengdu pour une balade à vélo avec Margo et Ben repas crêpes, pizzas maisons, chili con carne… et à faire un peu de vélo et quelques messages sur le blog pour vous. Quand même ! Dernier fait d’arme dans la région, acheter des billets de train pour nous et nos vélo à destination d’Urumqi, dans le grand nord-ouest. Et là c’est du lourd ! Mais … patience … éhéh …

 

Au fait, la devinette ?? Dans la bonne souplette (voir un petit tour en cuisine), il y avait :

C'est quoi ?Alors ?Et oui ! Ca vous dit de ronger les ongles ?

Et oui, ce sont des pattes de poulet, ils adorent ça les chinois, mais pas nous !

 

PS : Manou pardonne nous ce petit emprunt en titre d’article ;)

“How are you going ?”

DSC_0061Voyager à vélo en Indonésie et en Malaisie, c’est rencontrer en permanence des locaux qui nous croisent et cherchent à échanger quelques mots, histoire de faire connaissance, de tailler une bavette. Avant de quitter la Malaisie-Indonésie, nous ne résistons pas au plaisir de vous faire partager une de ces conversation type que nous avons eu sur nos bicyclettes, parfois en plein pédalage.

Pour vous aider un peu à suivre tout, ça on vous redonne le contexte.

Le gars arrive en scooter à notre niveau et hurle pour se faire entendre :

Local : – Hello Mister (adressé à Etienne ou Manon, pas de différence ici), how are you going ?

A ce moment, deux options, soit le gars est à pied ou s’arrête et la conversation peut continuer, soit il continue sa route sur son scoot’ sans aucune idée de notre réponse, c’était juste pour demander, s’intéresser, dire bonjour, sympa !

Suite :

DSC_0654VPLV : – Hello, I’m fine to the moon, thank you.

L : – Hoooow, and where are you come from ?

VPLV : – I’m here and I come from France. (Il faut s’accrocher pour comprendre ce qu’ils veulent savoir)

L : – Hooooow, Zidane (ou Platini pour les anciens), very good ! And where do you go ?

VPLV : – I go to France, by bicycle, very long way.

L : – Hooooooow, very long, and where do you go ?

(Je répond quoi là ?)

VPLV : – I go to … (le bled suivant qu’ils connaissent).

L : – Haa ! Very nice ! Good, good.

Dur pour eux d’imaginer qu’on va se balader à vélo jusqu’en France, si des fois ils connaissent, la France … ils connaissent au moins les bleus même si on n’en est pas fier. Le foot ici, c’est une ouverture sur le monde.

 

DSC02666Sur une petite route isolée, avec une seule option rouler droit devant. Le gars nous pointe l’extrémité de la route pendant que nous avançons :

L : – You go there ?

Difficile de résister à l’ironie

VPLV : – No, I go to the other side, but I forgot my brain.

 

Arrivée de nuit dans un petit village pour se poser enfin après une bonne dose de kilomètres. On cherche un “terrain de camping”. Un gars nous approche (ou plutôt dix), questions rituelles, puis la discussion se poursuit :

DSC_0100L : – How many days stay here ?

VPLV : – Only tonight, I just arrive.

L : – Where do you stay ?

VPLV : – I don’t know, I just arrive, I want to camp here, is it possible ?

L : Hooooow, and where do you go ?

VPLV : – I stay here, bicycle finished for today, where can I sleep please ?

L : – Hooooooooow, but where do you go ?

 

DSC02969Au hasard des conversations, quelques questions qui nous surprennent toujours mais traduisent la surprise des locaux de nous voir ici avec nos bicyclettes :

L : – And if you’re flat ?

VLPL : – I repair.

L : Hooow, and if you’re tired ?

VPLP : – I sleep ! Ahh, do you have an idea where I can sleep ? (pas cons les VPLV, maintenant on sait saisir la moindre occasion)

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Pour conclure, pardonnons leur anglais souvent sommaire et le notre approximatif, mais on aimerait bien vous y voir vous, sans google translate !! Ces petites conversations échangées plusieurs fois par jours traduisent surtout une énorme curiosité à notre égard et beaucoup de gentillesse, elles ont souvent été l’occasion pour nous de se faire aider pour trouver un coin pour crécher, parfois être invité à manger, dormir ou au moins demander notre route. Ces échanges quotidiens sont parmi les meilleurs moments passés en compagnie de ces populations ultra souriantes et vraiment très sympathiques. Une bonne leçon !

Bonjour à la 5C

Chers élèves, merci pour tous ces messages. Nous sommes désolés d’avoir tardé à vous répondre, nous sommes certes en vacances pour une longue durée, mais contrairement à ce qu’on peut imaginer, nous n’avons pas toujours le temps de nous poser, tous les jours pédaler, visiter, re-pédaler, trouver un endroit pour manger et dormir et tout cela dans des lieux inconnus. Enfin, voilà c’est chose faite.

Vous messages étant si abondants, courage pour tout lire, la réponse est longue. Nous allons répondre à chacun, il y a donc parfois des répétitions, nous vous laissons vous y retrouver ;)

Chère Emire,

Nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien. Bravo pour tous ces km parcourus, c’est déjà une belle distance. Si vous étiez partis avec nous, vous seriez déjà loin de la France, sans doute en Slovénie ou en Croatie ! L’Indonésie est très belle, variée, c’est un pays immense (17 000 îles différentes), très peuplé (240 millions d’habitants, environ quatre fois plus qu’en France) avec des populations très variées. Savais-tu que c’est le plus grand pays musulman du monde ! 90% de musulmans sur toute la population, cela fait … euh je te laisse compter ! Par chance nous n’avons pas vu le tsunami, c’est un phénomène météorologique très dangereux, il vaut mieux être loin lorsque cela se produit. Par contre nous avons pus admirer les volcans énormes et enfumés ! Un spectacle que je te souhaite de voir un jour. Pour les photos, direction la page photos du blog. Je te rassure, nous prenons des temps de repos, car le vélo, c’est fatiguant !

Chers Dye et Anaïs

Nous sommes ravis de savoir que ce voyage vous donne envie. C’est aussi pour cela que nous tenons ce blog et que nous tenions à échanger avec vous, pour vous donner envie, envie de découvrir le monde ses merveilles et voir à quel point il y a des gens intéressants et sympathiques de partout. Il faut être curieux et aller à la rencontre des autres, prendre le temps de réaliser ses rêves et s’en donner les moyens. Vous grandissez en France avec la chance de pouvoir aller presque partout sur la Terre, à vous de le décider et de faire ce qu’il faut pour que cela devienne réalité. Malgré tout, nous allons rentrer un jour, ce sera au milieu du mois de juillet 2011. Nous devrons à nouveau travailler pour gagner notre vie. Mais ce n’est pas la seule raison, nous avons des projets pour notre vie future et nous voulons retrouver notre famille, nos amis tous les gens qui nous manquent. Et nous comptons bien venir vous voir pour vous raconter nos aventures ! Mais sais-tu que nous rencontrons régulièrement des voyageurs comme nous qui sont partis de chez eux et ne savent pas quand il reviendront, ils vivent en dépensant très peu d’argent (ici la vie n’est pas chère) et en faisant des petits boulots de temps en temps. Mais pour cela, ils acceptent d’avoir une vie très simple et moins de confort qu’en Europe. Un peu comme nous en ce moment et rassurez-vous ce n’est pas un problème !

Chère Beatriz,

Nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien. Nous faisons des visites très intéressantes et magnifiques. Nous mangeons plutôt bien et découvrons plein de bonnes choses, en Asie la base de la nourriture est le riz, alors nous en mangeons beaucoup. Nous avons aimé les Nasi Goreng en Indonésie (riz frit avec des légumes, voir article du blog) et la nourriture indienne en Malaisie, les Roti (genre de crêpes), les Naan (petits pains plats garnis de fromage ou d’ail), nous mangeons aussi beaucoup de fruits exotiques et en découvrons des nouveaux : mangues, fruits de la passion, noix de coco, dragonfruits, starfruits, mangoustans et beaucoup d’autres encore dont nous n’avions jamais entendu parler avant ! Merci beaucoup pour tes encouragements.

Chère Naima,

Nous allons très bien tous les deux, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. Le logement ? Une très bonne question ! Comme nous nous déplaçons presque tous les jours vers des lieux inconnus, il faut à chaque fois trouver une nouvelle solution. Dans les campagnes, c’est très facile, il suffit de trouver un endroit agréable, un terrain plat, si possible herbeux puis de demander autour, aux propriétaires si l’on peut s’installer là pour la nuit. Des fois nous plantons la tente, mais c’est rare, le plus souvent les gens sont vraiment très gentils et ils nous proposent un endroit pour s’installer qui soit meilleur, voir de dormir chez eux. La nourriture ? Deuxième question importante ! Ici, en Asie du sud-est, ce n’est vraiment pas cher, un repas pour une personne coûte entre 2 et 3 euros. Donc nous cherchons des petits restaurants pour les locaux, de cette façon nous mangeons pour pas cher et sans avoir à préparer quoi que ce soit. Mais il faut éviter les endroits touristiques car, là, tout devient beaucoup plus cher. Et le plus étonnant, c’est que ce n’est pas meilleur, par contre il faut s’habituer à manger de la nourriture traditionnelle et goûter des plats inconnus parfois surprenant : des pâtes de poulet, des soupes aux couleurs bizarres, des plats très pimentés… La plupart du temps cela reste facile. En Asie, la base de l’alimentation est le riz. Tout le monde le dit ici, ils ne peuvent pas supporter de manger sans riz très longtemps. Donc nous mangeons plutôt bien et découvrons plein de bonnes choses. Nous n’en avons pas marre du tout de pédaler, nous dirions plutôt que cela nous a manqué, entre Istanbul et Bali, nous avons passé trois semaines sans monter sur le vélo, à prendre du bus et du train et c’est beaucoup moins marrant, les gens sont vraiment plus agréables lorsqu’ils rencontrent des cyclistes. Et oui, un cycliste c’est moins courant alors forcément, c’est plus intéressant ! Et pour ce qui est de la compréhension, pour l’instant on se débrouille plutôt bien… grâce à l’Anglais toujours. Si nous avons un conseil à vous donner, bossez l’Anglais, à fond. Pour voyager c’est indispensable. Ici les gens qui parlent Anglais ont beaucoup plus de facilité à trouver du travail et ont des métiers plus intéressants et moins pénibles. En Malaisie, presque tout le monde parle Anglais, un bel exemple pour nous ! Et puis quand même nous avons fait quelques efforts pour apprendre un peu la langue indonésienne. C’est une langue très facile à apprendre. Sais-tu qu’il n’y a pas de grammaire et pas de conjugaison ! Il suffit d’apprendre les mots et de les aligner dans le bon ordre. En plus, ça valait le coup car c’est la même langue en Malaisie. Et le habitants apprécient vraiment de voir que nous faisons des efforts pour apprendre leur langue.

Chère Mouna

Nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. La nourriture ? Bonne question ! Ici, en Asie du sud-est, ce n’est vraiment pas cher, un repas pour une personne coûte entre 2 et 3 euros. Donc nous cherchons des petits restaurants pour les locaux, de cette façon nous mangeons pour pas cher et sans avoir à préparer quoi que ce soit. Mais il faut éviter les endroits touristiques car, là, tout devient beaucoup plus cher. Et le plus étonnant, c’est que ce n’est pas meilleur, par contre il faut s’habituer à manger de la nourriture traditionnelle et goûter des plats inconnus parfois surprenant : des pâtes de poulet, des soupes aux couleurs bizarres, des plats très pimentés… La plupart du temps cela reste facile. En Asie, la base de l’alimentation est le riz. Tout le monde le dit ici, ils ne peuvent pas supporter de manger sans riz très longtemps. Donc nous mangeons plutôt bien et découvrons plein de bonnes choses. Pour ce qui est des langues, pour l’instant on se débrouille plutôt bien… grâce à l’Anglais toujours. Si nous avons un conseil à vous donner, bossez l’Anglais, à fond. Pour voyager c’est indispensable. Ici les gens qui parlent Anglais ont beaucoup plus de facilité à trouver du travail et ont des métiers plus intéressants et moins pénibles. En Malaisie, presque tout le monde parle Anglais, un bel exemple pour nous ! Et puis quand même nous avons fait quelques efforts pour apprendre un peu la langue indonésienne. C’est une langue très facile à apprendre. Sais-tu qu’il n’y a pas de grammaire et pas de conjugaison ! Il suffit d’apprendre les mots et de les aligner dans le bon ordre. En plus, ça valait le coup car c’est la même langue en Malaisie. Et le habitants apprécient vraiment de voir que nous faisons des efforts pour apprendre leur langue. Nous sommes actuellement en Malaisie, dans la capitale qui se nomme Kuala Lumpur. C’est une grande ville pas très propre, comme souvent les grandes ville. Il y a beaucoup de monde et beaucoup de véhicules à moteur. Nous sommes presque les seuls cyclistes, mais nous comprenons, ce n’est vraiment pas agréable de faire du vélo dans cet endroit. La seule chose que nous ayons apprécié c’est de voir les grandes tours Petronas, les deuxièmes les plus hautes du monde, plus de 450 m. Elle font plus du double de la tour Eiffel. Impressionnant.

Cher Adil

Nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. Nous avons déjà parcouru plus de 3500 km. Mais nous ne faisons pas tout en vélo. De temps en temps nous prenons le car (les vélos dans la soute), le train et nous avons pris deux fois l’avion, entre Ankara et Jakarta, puis entre Bali et Singapour. Mais on espère que l’avion c’est terminé, c’est cher et c’est le moyen de transport le plus polluant et le plus consommateur en énergie, pas très écolo tout ça ! Il y a quelques jours, nous avons fait quelque chose de rigolo. Nous étions bloqué à Singapour. Singapour est un île et pour la quitter il faut traverser un grand pont, mais le problème : interdit aux vélos et pas moyen de négocier, ils sont sérieux ici. Alors nous avons fait du stop et un conducteur de camion malaisien nous a emmené dans sa cabine pour traverser le pont, comme il était vraiment gentil, il nous a avancé de 150 km, sans un seul coup de pédale, facile ;) . Bravo pour tous les km parcourus de votre côté.

Cher Khalil

Quel beau titre pour ton message. Nous aurions vraiment pu le choisir pour nommer notre voyage et notre blog. Merci pour ces premiers mots en arabe. Pour l’instant c’est une langue qui n’est pas parlée dans les pays que nous traversons, hormis par certains religieux, mais nous ne les avons pas rencontré, ils sont sans doute très occupés. En Asie il y a de nombreuses langues, pour les touristes, les plus utiles sont l’Anglais, le Mandarin (première langue parlée en Chine), le Russe (en Asie centrale, qui était occupée il y a plusieurs années par la Russie), puis ensuite nous aurons besoin du Perse, puis du Turque. Cela fait un peu trop pour tout apprendre avant de rentrer, alors on essayera de se débrouiller avec l’Anglais et seulement quelques mots dans chaque langue. Le fait de parler tous les jours en Anglais est un peu difficile au début, mais après plusieurs semaines, nous nous sommes habitués et nous avons fat des progrès dans la compréhension et dans l’expression et cela va beaucoup mieux, mais nous sommes encore loin de parler couramment et de tout comprendre, alors nos continuons nos efforts, c’est tellement agréable de pouvoir parler avec les gens. Malgré tout, nous parlons Français tous les jours, entre nous, et oui. Nous allons très bien tous les deux, pas de bobos, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. Nous mangeons plutôt bien et découvrons plein de bonnes choses, en Asie la base de la nourriture est le riz, alors nous en mangeons beaucoup. Nous avons aimé les Nasi Goreng en Indonésie (riz frit avec des légumes, voir article du blog) et la nourriture indienne en Malaisie, les Roti (genre de crêpes), les Naan (petits pains plats garnis de fromage ou d’ail), nous mangeons aussi beaucoup de fruits exotiques et en découvrons des nouveaux : mangues, fruits de la passion, noix de coco, dragonfruits, starfruits, mangoustans et beaucoup d’autres encore dont nous n’avions jamais entendu parler avant ! …

Cher Walid

Bravo pour tous ces km parcourus, c’est déjà une belle distance. Si vous étiez partis avec nous, vous seriez déjà loin de la France, sans doute en Slovénie ou en Croatie ! Je te rassure, nous prenons des temps de repos, car le vélo, c’est fatiguant ! Nous allons très bien tous les deux, pas de bobos, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. Nous mangeons plutôt bien et découvrons plein de bonnes choses, en Asie la base de la nourriture est le riz, alors nous en mangeons beaucoup. Nous avons aimé les Nasi Goreng en Indonésie (riz frit avec des légumes, voir article du blog) et la nourriture indienne en Malaisie, les Roti (genre de crêpes), les Naan (petits pains plats garnis de fromage ou d’ail), nous mangeons aussi beaucoup de fruits exotiques et en découvrons des nouveaux : mangues, fruits de la passion, noix de coco, dragonfruits, starfruits, mangoustans et beaucoup d’autres encore dont nous n’avions jamais entendu parler avant ! …

Chers Maksut et David

Nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. Nous avons déjà parcouru plus de 3500 km. Mais nous ne faisons pas tout en vélo. De temps en temps nous prenons le car (les vélos dans la soute), le train et nous avons pris deux fois l’avion, entre Ankara et Jakarta, puis entre Bali et Singapour. Mais on espère que l’avion c’est terminé, c’est cher et c’est le moyen de transport le plus polluant et le plus consommateur en énergie, pas très écolo tout ça ! Il y a quelques jours, nous avons fait quelque chose de rigolo. Nous étions bloqué à Singapour. Singapour est un île et pour la quitter il faut traverser un grand pont, mais le problème : interdit aux vélos et pas moyen de négocier, ils sont sérieux ici. Alors nous avons fait du stop et un conducteur de camion malaisien nous a emmené dans sa cabine pour traverser le pont, comme il était vraiment gentil, il nous a avancé de 150 km, sans un seul coup de pédale, facile ;) . Bravo pour tous les km parcourus de votre côté. Est ce que la France est mieux ? C’est une question difficile ! Il y a dans le monde beaucoup de choses à voir qu’on ne peut pas voir ailleurs, y compris en France. Nous avons déjà vu des fleurs, des animaux, des monuments, des paysages vraiment magnifiques et nous n’aurons sans doute pas la chance de les voir à nouveau, il faut en profiter. Les gens, les cultures, les façons de vivre sont aussi très différents et très intéressant partout où nous allons. Mais l’inverse est vrai aussi, il y a beaucoup de choses en France qui n’existent pas ailleurs. C’est un pays qui nous plait et où vivent les gens que nous aimons. Nous avons donc l’intention de rentrer en France mais de continuer à voyager tant que nous en aurons la possibilité, pour mieux comprendre le monde et profiter de ses beautés. Voyager permet aussi de s’apercevoir que la France est un beau pays et un endroit ou la qualité de vie est vraiment bonne. …

Cher …

Nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. Nous avons déjà parcouru plus de 3500 km. Mais nous ne faisons pas tout en vélo. De temps en temps nous prenons le car (les vélos dans la soute), le train et nous avons pris deux fois l’avion, entre Ankara et Jakarta, puis entre Bali et Singapour. Mais on espère que l’avion c’est terminé, c’est cher et c’est le moyen de transport le plus polluant et le plus consommateur en énergie, pas très écolo tout ça ! Il y a quelques jours, nous avons fait quelque chose de rigolo. Nous étions bloqué à Singapour. Singapour est un île et pour la quitter il faut traverser un grand pont, mais le problème : interdit aux vélos et pas moyen de négocier, ils sont sérieux ici. Alors nous avons fait du stop et un conducteur de camion malaisien nous a emmené dans sa cabine pour traverser le pont, comme il était vraiment gentil, il nous a avancé de 150 km, sans un seul coup de pédale, facile ;) . Nous sommes actuellement en Malaisie, dans la capitale qui se nomme Kuala Lumpur. C’est une grande ville pas très propre, comme souvent les grandes ville. Il y a beaucoup de monde et beaucoup de véhicules à moteur. Nous sommes presque les seuls cyclistes, mais nous comprenons, ce n’est vraiment pas agréable de faire du vélo dans cet endroit. La seule chose que nous ayons apprécié c’est de voir les grandes tours Petronas, les deuxièmes les plus hautes du monde, plus de 450 m. Elle font plus du double de la tour Eiffel. Impressionnant. Bravo pour tous les km parcourus de votre côté.

Chère Maliki

Merci beaucoup pour tes compliments. Nous sommes ravis de savoir que ce voyage vous donne envie. C’est aussi pour cela que nous tenons ce blog et que nous tenions à échanger avec vous, pour vous donner envie, envie de découvrir le monde ses merveilles et voir à quel point il y a des gens intéressants et sympathiques de partout. Il faut être curieux et aller à la rencontre des autres, prendre le temps de réaliser ses rêves et s’en donner les moyens. Vous grandissez en France avec la chance de pouvoir aller presque partout sur la Terre, à vous de le décider et de faire ce qu’il faut pour que cela devienne réalité. Nous te souhaitons de faire un jour un voyage comme le notre, mais à ta façon, en choisissant ton moyen de transport, les lieux que tu veux visiter, les pays que tu veux découvrir. Voyager est vraiment une chose formidable, ça aide à comprendre le monde, les personnes différentes, à être plus tolérant, curieux. Nous souhaitons à tout le monde d’avoir la chance de voyager et de réaliser ses rêves. Nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. Nous n’avons pas peur car les endroits où nous voyageons ne sont pas dangereux, les gens que nous rencontrons sont très gentils et très accueillants. Ils nous aident lorsque nous sommes perdus, lorsque nous avons besoin de quelque chose. Alors il n’est pas difficile de rester en pleine forme et heureux. Nous mangeons plutôt bien et découvrons plein de bonnes choses, en Asie la base de la nourriture est le riz, alors nous en mangeons beaucoup. Nous avons aimé les Nasi Goreng en Indonésie (riz frit avec des légumes, voir article du blog) et la nourriture indienne en Malaisie, les Roti (genre de crêpes), les Naan (petits pains plats garnis de fromage ou d’ail), nous mangeons aussi beaucoup de fruits exotiques et en découvrons des nouveaux : mangues, fruits de la passion, noix de coco, dragonfruits, starfruits, mangoustans et beaucoup d’autres encore dont nous n’avions jamais entendu parler avant !

Chère Anissa

Nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. A propos des pays de l’Union Européenne, nous avons traversé plusieurs pays qui en font partie, serais-tu deviner lesquels ? Bon courage à toi. Nous n’en avons pas marre du tout de pédaler, nous dirions plutôt que cela nous a manqué, entre Istanbul et Bali, nous avons passé trois semaines sans monter sur le vélo, à prendre du bus et du train et c’est beaucoup moins marrant, les gens sont vraiment plus agréables lorsqu’ils rencontrent des cyclistes. Et oui, un cycliste c’est moins courant alors forcément, c’est plus intéressant !

Chère Amira

Malekoum Salam. Tout se passe très bien, nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. Le logement ? Une très bonne question ! Comme nous nous déplaçons presque tous les jours vers des lieux inconnus, il faut à chaque fois trouver une nouvelle solution. Dans les campagnes, c’est très facile, il suffit de trouver un endroit agréable, un terrain plat, si possible herbeux puis de demander autour, aux propriétaires si l’on peut s’installer là pour la nuit. Des fois nous plantons la tente, mais c’est rare, le plus souvent les gens sont vraiment très gentils et ils nous proposent un endroit pour s’installer qui soit meilleur, voir de dormir chez eux. La nourriture ? Deuxième question importante ! Ici, en Asie du sud-est, ce n’est vraiment pas cher, un repas pour une personne coûte entre 2 et 3 euros. Donc nous cherchons des petits restaurants pour les locaux, de cette façon nous mangeons pour pas cher et sans avoir à préparer quoi que ce soit. Mais il faut éviter les endroits touristiques car, là, tout devient beaucoup plus cher. Et le plus étonnant, c’est que ce n’est pas meilleur, par contre il faut s’habituer à manger de la nourriture traditionnelle et goûter des plats inconnus parfois surprenant : des pâtes de poulet, des soupes aux couleurs bizarres, des plats très pimentés… La plupart du temps cela reste facile. En Asie, la base de l’alimentation est le riz. Tout le monde le dit ici, ils ne peuvent pas supporter de manger sans riz très longtemps. Donc nous mangeons plutôt bien et découvrons plein de bonnes choses. Nous n’en avons pas marre du tout de pédaler, nous dirions plutôt que cela nous a manqué, entre Istanbul et Bali, nous avons passé trois semaines sans monter sur le vélo, à prendre du bus et du train et c’est beaucoup moins marrant, les gens sont vraiment plus agréables lorsqu’ils rencontrent des cyclistes. Et oui, un cycliste c’est moins courant alors forcément, c’est plus intéressant ! Et pour ce qui est de la compréhension, pour l’instant on se débrouille plutôt bien… grâce à l’Anglais toujours. Si nous avons un conseil à vous donner, bossez l’Anglais, à fond. Pour voyager c’est indispensable. Ici les gens qui parlent Anglais ont beaucoup plus de facilité à trouver du travail et ont des métiers plus intéressants et moins pénibles. En Malaisie, presque tout le monde parle Anglais, un bel exemple pour nous ! Et puis quand même nous avons fait quelques efforts pour apprendre un peu la langue indonésienne. C’est une langue très facile à apprendre. Sais-tu qu’il n’y a pas de grammaire et pas de conjugaison ! Il suffit d’apprendre les mots et de les aligner dans le bon ordre. En plus, ça valait le coup car c’est la même langue en Malaisie. Et le habitants apprécient vraiment de voir que nous faisons des efforts pour apprendre leur langue.

Cher …

Bien vu, pour ce qui est de la compréhension, pour l’instant on se débrouille plutôt bien… grâce à l’Anglais toujours. Si nous avons un conseil à vous donner, bossez l’Anglais, à fond. Pour voyager c’est indispensable. Ici les gens qui parlent Anglais ont beaucoup plus de facilité à trouver du travail et ont des métiers plus intéressants et moins pénibles. En Malaisie, presque tout le monde parle Anglais, un bel exemple pour nous ! Et puis quand même nous avons fait quelques efforts pour apprendre un peu la langue indonésienne. C’est une langue très facile à apprendre. Sais-tu qu’il n’y a pas de grammaire et pas de conjugaison ! Il suffit d’apprendre les mots et de les aligner dans le bon ordre. En plus, ça valait le coup car c’est la même langue en Malaisie. Et le habitants apprécient vraiment de voir que nous faisons des efforts pour apprendre leur langue. Tout se passe très bien, nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. Nager avec les poissons est une expérience extraordinaire ! Nous n’avons pas vu de requins, aucun des poissons n’était dangereux, on se sent vraiment bien sous l’eau, mais il faut prendre de sacrées respirations ! Nous sommes ravis de savoir que ce voyage vous donne envie. C’est aussi pour cela que nous tenons ce blog et que nous tenions à échanger avec vous, pour vous donner envie, envie de découvrir le monde ses merveilles et voir à quel point il y a des gens intéressants et sympathiques de partout. Il faut être curieux et aller à la rencontre des autres, prendre le temps de réaliser ses rêves et s’en donner les moyens. Vous grandissez en France avec la chance de pouvoir aller presque partout sur la Terre, à vous de le décider et de faire ce qu’il faut pour que cela devienne réalité. Nous mangeons plutôt bien et découvrons plein de bonnes choses, en Asie la base de la nourriture est le riz, alors nous en mangeons beaucoup. Nous avons aimé les Nasi Goreng en Indonésie (riz frit avec des légumes, voir article du blog) et la nourriture indienne en Malaisie, les Roti (genre de crêpes), les Naan (petits pains plats garnis de fromage ou d’ail), nous mangeons aussi beaucoup de fruits exotiques et en découvrons des nouveaux : mangues, fruits de la passion, noix de coco, dragonfruits, starfruits, mangoustans et beaucoup d’autres encore dont nous n’avions jamais entendu parler avant !

Chers Walid et Luigi

Meri beaucoup pour tous ces encouragements. Nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. Bravo pour tous ces km parcourus, c’est déjà une belle distance. Si vous étiez partis avec nous, vous seriez déjà loin de la France, sans doute en Slovénie ou en Croatie ! Nous n’en avons pas marre du tout de pédaler, nous dirions plutôt que cela nous a manqué, entre Istanbul et Bali, nous avons passé trois semaines sans monter sur le vélo, à prendre du bus et du train et c’est beaucoup moins marrant, les gens sont vraiment plus agréables lorsqu’ils rencontrent des cyclistes. Et oui, un cycliste c’est moins courant alors forcément, c’est plus intéressant ! Nous aussi pensons beaucoup à vous !

Chère Meryem

Nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. Je te rassure, cela ne me manque pas de faire la police dans les couloirs, ce qui me manque c’est de voir mes élèves tous les jours, pour discuter avec eux, leur apprendre un peu de mathématiques et les voir grandir. Mais on peut dire que grâce à vous, j’en profite quand même. Vos questions et vos encouragements nous plaisent vraiment beaucoup, vous êtes curieux, intéressés, c’est magnifique. Nous n’en avons pas marre du tout de pédaler, nous dirions plutôt que cela nous a manqué, entre Istanbul et Bali, nous avons passé trois semaines sans monter sur le vélo, à prendre du bus et du train et c’est beaucoup moins marrant, les gens sont vraiment plus agréables lorsqu’ils rencontrent des cyclistes. Et oui, un cycliste c’est moins courant alors forcément, c’est plus intéressant ! Istanbul, nous avons adoré, c’est une ville superbe et riche d’histoire. Et le match à Fenerbahce était vraiment un bon moment, surtout qu’ils ont gagné trois à zéro ! Alors allez Fenerbahce !

Chers Omar et Bilel

Meri beaucoup pour tous ces encouragements. Nous allons très bien tous les deux, pas de bobo, les vélos aussi se portent bien, la fatigue, ça va, ça vient, nous savons trouver le temps de nous reposer. Bravo pour tous ces km parcourus, c’est déjà une belle distance. Si vous étiez partis avec nous, vous seriez déjà loin de la France, sans doute en Slovénie ou en Croatie ! Nager avec les poissons est une expérience extraordinaire ! Nous n’avons pas vu de requins, aucun des poissons n’était dangereux, on se sent vraiment bien sous l’eau, mais il faut prendre de sacrées respirations ! Ou bien il faut mettre des bouteilles et écouter attentivement les explications et les consignes du moniteur de plongée. C’est un sport dangereux. Nous sommes ravis de savoir que ce voyage vous donne envie.

 

Chers élèves, vraiment, un grand bravo à tous pour tous ces km parcourus, continuez de pédaler, la Terre a besoin de cyclistes motivés et le vélo est le plus beau moyen de transport du monde ! Alors ne lâchez rien !! Continuez de rêver.

Courage pour le 2nd trimestre qui commence bientôt. Nous vous souhaitons beaucoup de réussite, apprenez tout ce que vous pouvez, vous ne le regretterez pas lorsque vous découvrirez le monde en voyageant. Manon & Etienne.

Saya Mathematica Guru. Réponses

Bravo à vous tou-te-s. Que d’esprits rationnels et de pugnacité. Que n’avez vous choisit une carrière de chercheur en Mathématiques, vous avez raté votre vocation ! Quant à ces derniers, ils n’ont aucun mérite à s’être tiré du problème avec brio. Tout le labo a planché dessus pendant une semaine, nuit et jour !

Alors, la réponse tant attendue est la suivante :DSC02005

Faisons les comptes :

Enam bilas + Dua puluh empat + Tiga puluh dua = … Tujuh puluh dua !

Bien joué, vous aviez la bonne réponse, encore toutes nos félicitations !

PS : Au passage, vous aurez noté qu’apprendre à compter en Bahasa Indonesia est un challenge intéressant. Pour compter de 1 à 100, il faut trois à quatre fois plus de temps à un écolier indonésien entraîné qu’à un français (entraîné lui aussi, si, si on en trouve). Lorsque vous saurez, en plus, que tous les billets sont en milliers (1€ = 12.000 Rp), vous aurez compris que négocier les prix chaque jour relève du défi permanent. Sans “compter” que les Indonésiens adooooorent négocier.

Alors vous voyez, nous aussi on se tord le cerveau, non mais ! A bientôt, pour un nouveau jeu encore plus rigolo.

Pour la 5C, le 27 septembre

Dye, Omar, Nadir, Khalil, Fares, Sirine, Amira, Naima, Mériem, Emir, Luigi, Adil, Tommy, Mai-Anne, Anissa, Anais, Aksami, Béatriz

Chers élèves, bonjour à tous.

Tout d’abord, nous vous remercions grandement pour tous vos messages de soutien et tous vos encouragements. Nous tenons à vous rassurer, nous sommes en pleine forme, tout se passe bien et nous pédalons avec beaucoup de plaisir. On ne “lâche rien”. Et merci pour les gâteaux, nous espérons que le Ramadan s’est bien passé.

Dans un premier temps, nous allons essayer de répondre à vos nombreuses questions. Ensuite, nous allons faire appel à vous sur plusieurs problèmes qui se posent à nous et pour lesquels nos souhaiterions avoir votre aide.

Nos réponses

Comme vous le savez surement, nous avons décidé de partir en voyage pendant un an pour faire le tour de l’Asie à vélo. Cela fait moins que le tour du monde, mais en un an, c’est difficile de faire plus, vous vous en rendrez compte. DSC_0006 Pour l’instant, nous ne sentons pas l’envie de rentrer. Bien sûr, notre famille, nos amis et vous tous nous manquez, mais les nombreuses rencontres que nous avons faites jusqu’ici avec les habitants nous poussent à continuer et nous sommes persuadés que le reste du parcours nous réserve encore de nombreuses bonnes surprises. Ce sont ces moments de partage qui nous apprennent le plus de choses sur les pays et la vie des gens.

Depuis que nous sommes partis, nous avons traversés plusieurs pays (Italie, Autriche, Slovénie, Croatie, Serbie et Bulgarie). Pour savoir exactement notre position et notre itinéraire, rendez-vous sur le blog à la page “Où sommes-nous”. Pour l’instant, plus nous nous dirigeons vers l’est et plus le niveau de vie baisse. DSC01012 Les routes sont de moins bonnes qualité et nous avons croisé de vieilles voitures et des vieux camions. Mais pas seulement, nous voyons aussi des véhicules modernes et des installations récentes. Par rapport à la France, les écarts entre riches et pauvres paraissent plus importants. Cela est une impression, il faudrait le vérifier.

Pour communiquer, nous utilisons très majoritairement l’Anglais, un peu l’Allemand et quelques mots de vocabulaire appris en vitesse dans les différents pays que nous traversons. Il faut pouvoir faire preuve d’un minimum de politesse, alors nous savons dire “merci”, “s’il vous plait”, etc en Serbe et en Bulgare. Mais lorsque nous avons besoin d’informations précises ou lorsque nous voulons discuter un peu plus, l’Anglais est indispensable et reste la principale langue étrangère utilisée, mais surtout par les jeunes (comme quoi, vous êtes l’avenir). Malheureusement nous ne connaissons pas d’autres langues que l’Anglais (très utile partout dans le monde), l’Allemand (utile en Europe de l’Est) et l’Espagnol (utile, mais en Amérique). Nous aurons l’occasion de reparler des langues étrangères pratiquées dans les pays que nous allons traverser en Asie.

DSC01118 Du point de vue de l’alimentation, nous alternons entre des plats de la cuisine locale (à base de poivrons, tomates, boulettes de viande) pris dans de petites gargotes et des plats nourrissants (à base de pâtes et de soupes lyophilisées) que nous préparons nous-même avec notre matériel de camping. Vous aurez plus de précisions prochainement dans un article du blog à ce sujet.

Nos questions

Voici plusieurs questions que nous nous posons au long de la route.

  • Première série : des questions auxquelles nous n’avons pas de réponse et pour lesquelles nous avons besoin de votre aide.
    • Question de langue, urgente, nous arrivons à Istanbul mardi 28 ! Quels sont les mots de vocabulaire ou expressions indispensables pour se débrouiller dans cette grande citée ?
    • Mécanique : lors de l’entretien de nos bicyclettes, nous avons démonté le dérailleurs arrière, sur lequel sont fixés deux pièce appelés galets. Ils portent chacun un inscription différente l’une de l’autre. Ont-ils une position bien déterminée ? Si oui, laquelle ? Ou bien, est-il possible de les intervertir ?DSC00598
    • Histoire : quelles sont les dates d’entrée dans l’Union Européenne des pays que nous avons traversé ?
    • Physique-Chimie : Tous les matins, au réveil, la tente est mouillée sur la face intérieure (dirigée vers le sol), même lorsque il fait beau. Cela paraît-être dû à la rosée ou condensation. Y a-t-il moyen d’y échapper ? Comment expliquez-vous ce phénomène ?
  • Deuxième série : des problèmes que nous avons élucidé et que nous vous soumettons, comme des énigmes.
    • On verra plus tard, nous vous avons déjà donné beaucoup de travail ;)

Bon courage !

Nous sommes ravis d’avoir tous ces échanges avec vous. Nous comptons sur vous pour poursuivre avec autant d’enthousiasme. Comptez sur nous pour vous réponde et pour venir vous raconter tout cela en image à notre retour. Mais patience, la route est encore longue.

Salutation à toute la 5C, ne lâchez rien !!!