Où sommes-nous

Toscane, lieu épique et moment hippique

Par Xav le Chav’

Avec le Xav, à ChiancianoItalia. Je ne dirai pas “une fois de plus l’Italie”, mais tout de même… Onze mois après avoir quitté nos deux compagnons de route sur le quai d’une gare des Dolomites, le lieu des retrouvailles est fixé en Toscane. Le pays reste le même mais les changements de paysage et de culture n’en sont pas moins marquants. Autant les Dolomites ressemblent à s’y méprendre aux Alpes autrichiennes, autant la Toscane symbolise à elle seule la Renaissance italienne et toutes ses richesses culturelles et patrimoniales.

Toscane30 juin. Chiusi. Ce n’est pas là que nous devions nous retrouver et pourtant… Le point de rencontre était prévu à Sienne, un peu plus au nord. Si tous les chemins mènent à Rome, il y en a au moins deux qui passent par Chiusi car c’est à la sortie de cette ville située en bordure sud-est de la Toscane que nous nous rencontrons finalement – et par le plus grand des hasards – avec un jour d’avance.

Toscane

ToscaneManon et Etienne m’avaient prévenu, leurs habitudes de camping ont bien changé depuis le temps des terrains trois étoiles avec piscine qui ont désormais laissé place aux bivouacs au milieu des champs, le long d’une route ou dans les parcs publics. Il va falloir s’habituer. Ce soir-là, notre choix se porte sur le bord d’une route de campagne ; nous planterons la tente sur quelques mètres carrés de verdure, derrière une station-service. Nettoyage au karcher“- Et comment on fait pour se doucher ? – Tu remplis pas trop la bassine et tu fais ça au gant de toilette, avec deux litres d’eau normalement c’est tout bon. – Euhhhh … OK, on va essayer.” Et bien non, je n’essaierai pas !! Enfin pas cette fois-ci. En effet, notre décrassage quotidien fut facilité ce soir-là par un instrument de nettoyage à haute pression cher à notre Président et dont nous tairons ici le nom d’usage (pas de publicité sur ce blog). Pour les curieux, sachez que cette méthode est finalement très écologique puisque ne consommant qu’une faible quantité d’eau ; la sensation restant bien sûr quelque peu différente de celle procurée par une douche classique (il faut souffrir pour être écolo).

Un bon p'tit déjUn aspect de leur vie quotidienne, qui lui n’a pas changé, reste l’alimentation. En plus de devoir apporter les nutriments, vitamines et autres acides gras essentiels, la nourriture consommée est C'est pas beau ça?avant tout une source indéniable de plaisir pour nos deux globe-trotteurs. Le retour en Italie n’a fait qu’accentuer leur côté épicurien : pâtes, pizzas, DSC06072charcuteries, fromages, salades, yaourts, glaces, fruits frais, vins toscans, cafés … tout y passe et pour le plus grand plaisir de nos papilles ! Notons au passage qu’un temps d’adaptation est parfois nécessaire pour pouvoir suivre le rythme imposé.

Un bon p'tit resto

Sienne3 juillet. Sienne. En italien Siena. Plus petite que son ancienne rivale florentine, Sienne reste un joyau de l’architecture médiévale dont l’apparence est restée pratiquement inchangée depuis le XVIème siècle. La densité de son centre historique est frappante : les rues étroites ainsi que les monuments grandioses s’enchaînent tour à tour au gré de nos pérégrinations. La fameuse piazza del campo – plus belle place de toute l’Italie selon certains – ne se dévoile qu’au tout dernier moment, laissant apparaître ses charmes au premier rang desquels son aspect caractéristique en forme de conque.

SienneSienneSienne, le Dumo

C’est ici que se déroule chaque année le palio, une course de chevaux montés à cru réunissant les meilleurs cavaliers des dix-sept quartiers de la ville. Par chance, l’épreuve a lieu le lendemain de notre arrivée et nous décidons de rester un peu plus pour mieux explorer cette cité et assister à cetSienne, aux couleurs du quartier événement hippique … nous ne le regretterons pas, bien au contraire. La course est prévue vers 19h30 mais une immense foule est attendue et c’est pourquoi nous prenons place derrière les barrières environ quatre heures avant le début de l’épreuve. Durant cette longue attente, Il campo se remplit petit à petit jusqu’à devenir complètement saturé et inaccessible à tous ceux restés en dehors.

DSC06045Le début des hostilités est précédé d’une grande – et très longue – parade qui voit se succéder les différentes représentations arborant les couleurs et les armes de chaque quartier. Enfin, les concurrents et leur monture font leur entrée dans cet hippodrome inattendu. Un grand silence se fait tandis qu’un speaker énumère la liste des quartiers concurrents.Sienne, défilé des quartiers peu de temps avant la course finale

Sienne, défilé des quartiers peu de temps avant la course finaleSienne, défilé des quartiers peu de temps avant la course finalePeut-être un futur champion, nerveux

Sienne, la course commence, la foule en furieLe départ est ensuite donné et les chevaux s’élancent à toute allure pour trois tours de piste. Pour les néophytes que nous sommes, la vitesse des chevaux au galop passant à moins d’un mètre de notre position nous impressionne fortement. L’hystérie des spectateurs est à son Le vainqueurcomble, l’adrénaline accumulée pendant toutes ces heures se décharge en l’espace de deux minutes. Au bout de deux tours, la moitié des chevaux ont perdu leur cavalier mais continuent quand même à courir et à influencer la suite de la course. Une fois la ligne d’arrivée franchie, les supporters du quartier vainqueur envahissent la piste et fêtent leur champion à grandes effusions de cris et même parfois de larmes. Nous naviguons tant bien que mal au milieu Le vainqueurde cette foule en délire, tandis qu’il nous faut rester sur nos gardes pour ne pas se faire renverser par les quelques purs-sangs égarés qui continuent à trotter de ci de là. La joie du gagnant en dit long sur l’importance que revêt cette course d’autant que celle-ci n’est pas sans risque, que ce soit pour les cavaliers ou pour leur monture.Après la victoireMalgré sa proximité, l’Italie réserve encore bien des surprises. Souhaitons que celles-ci se poursuivent jusqu’au bout de leur voyage.

Sur un quai de gare, 11 mois plus tard

En quête de hauteur

La route ballote sacrément, le chauffeur ne fait pas dans la douceur. Coups de frein nerveux, virages brutaux, nous nous réveillons de nombreuses fois avant d’arriver à Dali. C’est là que nous allons enfin solliciter de nouveau nos mollets à la découverte de cet empire immense et intriguant qu’est la Chine. Le temps qui nous est imparti ne nous permettra d’en découvrir que quelques miettes … peut-être les meilleures ?

Sur la route vers le Lac LuguDSC_0503

Rempart du vieux DaliDu 27 au 31 janvier. Dali. Cette petite ville fortifiée campée entre montagnes enneigées et le lac Erhai nous plonge dans une ambiance hivernale. Ca y est ! Nous voilà enfin emmitouflés dans nos bonnets et nos écharpes, une buée encore discrète sort de notre bouche lorsque nous respirons et les nuits sont vraiment fraiches. Vieille ville fortifiée de DaliNous faisons quelques pas dans les rues bordées de maisons traditionnelles et clinquantes, au petit marché local où quelques clichés se confirment : à l’ombre de leur chapeau chinois, les vendeurs proposent des produits en tout genre, de nombreux légumes inhabituels, des poissons et de gros crapauds s’agitant dMarché du vieux Dalians leur bassine, des œufs aux formes et aux couleurs suspectes, multitudes de nouilles … Nous flânons tranquillement pour nous imprégner de cette atmosphère sereine. Dans un square,A Dali, jeux populaires chinois des grappes de gens sont réunis, courbés au-dessus de tables. Debout derrière eux, d’autre les observent, commentent la partie de dominos, de cartes, ou de dames qui se déroule sous leurs yeux. Des images de Sofia nous reviennent à l’esprit : ambiance calme et conviviale.

Nous profitons de cette petite visite pour apprécier notre premier contact direct avec la cuisine chinoise. Autant vous dire que nous n’y sommes pas allés de main morte, voilà ce que c’est de répéter qu’ “il faut vivre l’instant présent comme si c’était le dernier”. Baozi, petits fourrés à la viandeNous avons testé raviolis à la vapeur, Baozi (petits pains farcis de viande et de légumes), crêpes de riz à la crème de cacahuète et sésame, patates frites au piment, feuilletés au lait de chèvre … ou de yak, pâtisseries diverses et variées, soupes de nouilles. Et tout cela en seulement … une journée ! Mais uniquement pour être en mesure de vous raconter fidèlement, tels Marco Polo (hem…), la culture chinoise. Fourbis de bonnes résolutions, nous nous plongeons dans notre guide linguistique pour mémoriser quelques rudiments de conversation. Hummm … avez vous déjà tenté d’apprendre le chinois?  Nos ambitions ont subitement été revues à la baisse. Nous nous contentons pour aujourd’hui de bien prononcer le mot “Zàijàn” (au revoir). 

Trooop bon !Nous traversons une campagne assez tranquille et de nombreux villages. A ce stade, la circulation n’est pas pesante. Nous nous arrêtons au grés des odeurs aillées pour un bol de soupe, une poêlée de légumes ou une crique (bonne surprise, la crique est une spécialité locale). Peu à peu, le relief devient plus escarpé, et qui dit escarpé, dit montées, tout mollet de cycliste vous le dira. Premier soir, nous nous trouvons vers 2500m d’altitude lorsque la nuit s’approche. C’est là que vous nous imaginez, aventuriers que nous sommes, dans notre tente à endurer de froides nuits : “Les pauvres petits, ils doivent se les geler”, “Ont-ils un équipement suffisant pour Shaxi, porte estle froid ?” … de notre côté, nous avons bien apprécié … les couvertures électriques dans de petits hôtels de bords de route, plutôt douillet ! Nous approchons même la neige, au point que, dans un virage un tantinet verglacé, Manon se prend d’une envie de flirter avec le goudron. A Shaxi, ancienne cité caravanière de la route du Thé et de chevaux, nous sommes charmés par les vieilles maisons, la place pavée et le vieux théâtre. Encore quelques coups de pédales, et nous arrivons près d’un immense lac bordé par les superbes montages blanches du Yùlong Xueshan (5500m), de larges champs d’arbres roses (je ne sais pas leur petit nom), et Lijiang.

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Gorges du saut du tigreDu 1er au 3 février. Lijiang. Nous prendrons le temps de visiter l’endroit à notre retour d’expédition : deux jours de randonnée aux Gorges du saut du tigre. Situées à 80km plus au nord, ces gorges prennent en étau le plus grand fleuve de Chine, le Yangzi. Un corridor somptueux à la végétation mi-bambous mi-sapins et encadrée pGorges du saut du tigrear des sommets culminants à plus de 5000m. Nous nous élevons progressivement au dessus des gorges sur un chemin taillé à la dynamite, le long de lignes électriques, de tuyaux d’irrigation et de publicités pour les guesthouses peintes à même la roche. La vue sur le Yùlong Xueshan et ses voisins n’en reste pas moins sublime. Sans doute nos montagnes alpines nous manquent-elles, Yulong Snow mountaincar nous avons de temps en temps le sentiment de nous retrouver dans la vallée de La Grave, face à la Meije. Loin de nous l’idée de nous lancer à l’assaut de ces sommets acérés aux parois lisses et abruptes… peut-être le terrain idéal pour des pros de la grimpe. Dommage, nous sommes de pauvres cyclistes ;)

Dans les rues du vieux LijiangA Lijiang, le touriste vient pour déambuler dans les ruelles pavées de la vieille ville, pour se laisser porter par son atmosphèreDSC_0360 médiévale, ses maisons de bois encerclées par de petits canaux. Ca bouillonne de péquins chinois charmés par le vieux quartier traditionnel exclusivement composé de boutiques bien achalandées mais avantageusement restaurées. C’est ici que vivent Hutch et ses “colocataires” chez qui nous passons quelques jours. Hutch est un homme remarquable, pas seulement parce qu’il a eu la gentillesse de nous accueillir chez lui ;) mais surtout parce qu’avec ses 71 ans, il continue de parcourir le vaste monde sur son vélo. Promis, juré, nous aussi nous aurons la même pêche à son âge ! La Hutch Team

Le soir du réveillon du nouvel an chinois, nous traversons la vieille ville qui parait être en plein léthargie. Nous qui avions prévu d’être en Chine spécialement pour l’occasion, nous sommes surpris et un peu déçus. Nous guettons, mais les boutiques sont en majorité fermées, les rues semblent s’être vidées, comme si le froid régnant en cette saison avait glacé toute animation. Puis à minuit, c’est l’explosion ! Une multitude de pétarades retentit à travers la ville, des feux d’artifices apparaissent au-delà des toits et cela dure sans discontinuer pendant près d’une heure avant que tout ne retombe dans le silence nocturne. Voilà c’est le nouvel an chinois, une grande communion pétaradante où petits et grands Stigmates du nouvel anallument les mèches soufrées. D’ailleurs, plus on est grand, plus le pétard est gros, plus le vacarme est retentissant. En fait, nous avions été prévenu, c’est une fête qui se déroule dans les chaumières, en famille, et il n’y a rien de spectaculaire sinon la quantité de poudre brûlée à travers tout le pays. Le lendemain, nous trouvons des confettis rouge vif dans les moindres recoins de la ville, certains lieux sentent encore la poudre. Et durant le mois suivant, nous serons régulièrement surpris par les claquements d’une grappe de pétard, jusqu’à Chengdu où, le soir de notre arrivée, des feux d’artifice innombrables bien qu’individuels éclairent les quatre coins de la ville.

Inutile de vous préciser qu’à l’heure où raisonnent les pétarades, nous sommes sagement installés au rang … du fond … de nos duvets. Les feux d’artifice, ça n’est pas pour nous (voir Yogya loose controle) et puis un cycliste, ça se couche avec les poules, non mais !

DSC_0478Du 4 au 7 février. La route se poursuit en direction du Lac Lugu. Ses charmes nous ont été vantés maintes fois auparavant. Ce qui l’a moins été, ce sont les 10 km de montée en route pavée qui mènent au col à 3500m précédant l’arrivée. La route de la mort, si si, les photos le prouvent, c’est pas du chiqué !DSC02405 Bon d’accord on n’a encore rien vu, mais jusqu’à ce jour, c’est une des parties à classer sur le podium de nos difficultés. To be continued… Pour notre plus grand plaisir, la majeure partie de la route s’est révélée magnifique, assortie d’une superbe descente dominant le fleuve Yangzi, Le grand fleuve chinois … on l’a déjà dit ? C’est pour voir si vous lisez tout. L’arrivée vers le Lac est tout bonnement somptueuse, qui dit col à 3500m, dit ras-le-bol des pavés … euhhh non, dit vue imprenable sur le lac aux eaux étincelantes avec coucher de soleil en prime faisant flamboyer les montagnes environnantes. Il faut quand même trouver la motivation quelque part, nous ne sommes pas simplement masochistes. DSC_0544

Le lac nous offre une journée divine à parcourir son pourtour, flânant d’un Chinois jusqu'au bout de doigts !point de vue à l’autre, stoppant au gré des photos à prendre … en compagnie des touristes chinois, on se prendrait presque pour Alain Delon des fois. La cerise sur le gâteau, c’est l’entrée au Sichuan – province frontalière  – et la découverte de la culture bouddhiste tibétaine, avec les chortens, les drapeaux à prière multicolores. Mais ça c’est une autre histoire ;)

Arrivée en bouddhisme tibétain !!!

Bangkok surprise-party

17 décembre. Bangkok. Nous voilà de nouveau à Bangkok, de retour du Myanmar et aujourd’hui, c’est jour de fête car nous allons accueillir Emmanuelle et Aude qui nous rejoignent pour les deux semaines à venir. Objectif : rejoindre Phnom Penh pour aller y passer Noël. D’ici là, nous leur avons concocté un programme serré sur Bangkok et alentours pour les trois jours à venir. Le thème : visiter des temples, des temples, des temples, mais pas tous les mêmes, “same, same but different”, vous commencez à connaître ;) Demandez le programme, suivez l’ouvreuse, c’est parti pour la visite.

Bangkok, sur la Chao PrayaAujourd’hui nous attaquons avec une balade dans Chinatown, une petite virée en bateau sur la Chao Phraya, la grande rivière qui traverse Bangkok avant de débarquer au Wat Pho. Un des temples majeurs et école de massage renommée dans toute la Thaïlande, mais nous ne sommes pas là pour ça. DSC_0264Nous traversons les cours ornées de stupas multicolores, allons saluer l’immense Bouddha couché et tout doré puis flânons entre les palais au toits ornés de petits miroirs teintés. Arrêtons-nous un instant sur la pause déjeuner, et oui on ne se refait pas. Un petit ensemble de gargotes locales à proximité nous permet de faire partager aux copines les senteurs de la cuisine locale et pour leur premier repas nous dégustons un des plats nationaux thaï, le Pad Thai, des noodles (pates torsadées, genre pâtes chinoises) Bangkok, gargottes près du palais royalassaisonnées de pleins de petits trucs très très bons et notamment des cacahuètes ! Evidemment, il y a des plats plus risqués, des viandes en vitrine qui attendent un éventuel acquéreur, mais nous ne sommes pas très téméraires en la matière, quand nous mangeons, nous voulons nous faire plaisir alors on choisit le Pad Thai, c’est du solide.

Dans l’après-midi, découverte du palais royal et des multiples constructions chatoyantes qui l’environnent, ça brille dans tous les sens et dans toutes les teintes. On ne sait plus où donner de la tête et forcément, Jo la mitraille dégaine son appareil, un gros boulot de tri en perspective. Un vrai régal, nous en profitons jusqu’à se faire mettre à la porte aux lueurs de fin d’après-midi. L’heure approche pour la première surprise.

Bangkok, Wat Phra Kaeo Bangkok, Palais royal   Bangkok, Wat Phra Kaeo  

DSC_0530Nous prenons à nouveau un bateau rapide sur la Chao Phraya pour nous rendre au Théâtre Royal. Ce soir nous donnons dans le culturel avec un spectacle de Khon, les danses masquées traditionnelles. Les costumes et les décors sont sublimes, malheureusement,DSC_0485 la fatigue combinée au caractère disons figé de l’action, nous emmènent vers des cieux éloignés de la scène où Rama et ses acolytes rejouent des épisodes de la mythologie hindouiste. Peut-être avons nous été un peu ambitieux pour cette première journée.

18 décembre. Peine perdu nous remettons cela le lendemain. A Hua Lamphong, la gare ferroviaire centrale, nous grimpons dans un train à destination d’Ayutthaya, capitale du royaume de Siam (thaïlandais) jusqu’au 17ème siècle, avant que les Thaï ne soient repoussés jusqu’à Bangkok par les Birmans. Nous faisons d’abord escale à Bang Pa-In pour visiter … le palais royal, puis filons à Ayutthaya (un nom chantant vous ne trouvez pas ? ;) , qui est située sur une île entre les méandres de ma Chao Phraya. Et là nous allons voir du temple à toutes les sauces : ancien, moderne, en brique, en pierre, Bouddha assis, stupas en cloche, en ogive, au coucher de soleil, au lever de soleil. Mais croyez-le ou non, nous avons adoré ! Comme si nous n’étions pas encore lassés.

AyutthayaAyutthaya, Wat Chaiwatharam

Ayutthaya, festival de l'UNESCOIl faut dire que le site est magnifique et tout ces monuments sont d’une variété incroyable. A ce titre l’ensemble a été récemment classé au patrimoine mondial de l’Humanité ; alors pour fêter cela, tous les ans, la ville organise un festival et ça tombe bien c’est pile poil la semaine où nous y sommes. Le soir nous nous trouvons plongés dans une ambiance digne des festivals européens de l’été, une scène avec diverses animations, démonstrations de combat de rue de danses folkloriques au milieu des badauds et les inévitables petits stands où chacun y va de sa spécialité culinaire.Ayutthaya, festival de l'UNESCO Vous commencez à nous connaître, évidemment, nous voulons tout goûter ! Tour à tour, chacun rapporte sa trouvaille aux trois autres : petites brochettes, beignets, mini-crêpes, confiseries, rhum local, glaces agrémentées de bizarreries et un nombre invraisemblable de nouveautés que l’on peinerait à vous décrire. Alors de mieux c’est de venir les goûter par vous même. Ayutthaya, festival de l'UNESCO, show sur l'histoire de la villeLa surprise du jour est à nouveau un spectacle, mais bien différent de la veille. Pour couronner le festival, se tient un grand show son et lumières avec un déploiement de figurants et force feux d’artifices qui est censé raconter l’histoire d’Ayutthaya. Les commentaires en thaïlandais ne nous empêchent pas d’apprécier les différents tableaux : scènes de vie rurale, batailles épiques, arrivée des colons européens (ils ont l’air malin nos amis thaïlandais avec leurs perruques de Ayutthaya, spectacle sur son histoiretrois pieds de long), le clou : les éléphants tantôt machines de guerre dominant les combats, tantôt attractions loufoques faisant s’esclaffer l’assistance. On se croirait presque au Puy-du-Fou, les Chouans en moins, les pachydermes en plus. Cette fois, nous sommes tenus en éveil du début à la fin. Nous on aime le spectaculaire, pas l’intellectuel, désolés.

19 décembre. Dernier jour de la trilogie plus en douceur : encore quelques visites de temples, sans nervosité. Nous sentons que l’engouement des premières visites de temples est émoussé. Un train nous ramène à la grande capitale. Il est bientôt l’heure de nous rendre soigneusement présentables pour la fin de cette journée. Où ? Pourquoi ? … th th th, que de curiosité ! Les seules consignes sont les suivantes : De nouveau sur le toit du Vertigo, alors...émues?pas de tong, pas de sac à dos, pas de short, bien peignés et les épaules redressées.  Nous prenons le métro pour rejoindre le quartier des affaires de Bangkok. Au fil de notre petite escapade, l’appel des papilles se fait entendre.Apéro sur le toit du Vertigo “Un petit jus de fruit, ça vous dit ?”. Et nous voici dans un ascenseur qui nous mène directement au “Vertigo”, un bar perché au sommet d’un building de 300 mètres … minimum. Là, un magnifique 360° s’offre à nous dans les couleurs de la fin de journée… Bangkok à nos pied pour le coucher de soleil et un apéro inoubliable !

Bangkok, du haut du Vertigo

24 décembre. Pour conclure, un petit mot tout de même en direction de nos deux complices. Nous adressons un grand merci à Manou et Aude pour  nous avoir rejoint pendant ces deux semaines et nous avoir permis de passer un très beau Noël à Phnom Penh, en compagnie d’une sympathique bande de volontaires français en mission ici. Des cadeaux un repas de fête et, tenez-vous bien, une messe de minuit … en khmer tout de même ! Et nous avons tous les deux apprécié ; finalement, il nous fallait bien ça, pour réaliser que nous étions à Noël !

Joyeux Noël

25 décembre. Phnom Penh. Cambodge. Tout est dans la vidéo !

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En espérant que vous avez passé de bonnes fêtes, nous pensons très fort à vous tous et vous remercions vraiment énormément pour tous vos messages. Nous en avons tellement reçu depuis notre départ et nous espérons que ça va continuer !

PS : Grâce à une fort sympathique bande de Français en mission humanitaire au Cambodge, nous avons passé un vrai Noël, dans la joie et la bonne humeur et même avec du pain, du bon vin, du fromage, du saumon et du champagne ! Alors nous vous rassurons, tout va bien. En fait, il ne manquait que vous. Vous nous manquez beaucoup !