Où sommes-nous

Bangkok surprise-party

17 décembre. Bangkok. Nous voilà de nouveau à Bangkok, de retour du Myanmar et aujourd’hui, c’est jour de fête car nous allons accueillir Emmanuelle et Aude qui nous rejoignent pour les deux semaines à venir. Objectif : rejoindre Phnom Penh pour aller y passer Noël. D’ici là, nous leur avons concocté un programme serré sur Bangkok et alentours pour les trois jours à venir. Le thème : visiter des temples, des temples, des temples, mais pas tous les mêmes, “same, same but different”, vous commencez à connaître ;) Demandez le programme, suivez l’ouvreuse, c’est parti pour la visite.

Bangkok, sur la Chao PrayaAujourd’hui nous attaquons avec une balade dans Chinatown, une petite virée en bateau sur la Chao Phraya, la grande rivière qui traverse Bangkok avant de débarquer au Wat Pho. Un des temples majeurs et école de massage renommée dans toute la Thaïlande, mais nous ne sommes pas là pour ça. DSC_0264Nous traversons les cours ornées de stupas multicolores, allons saluer l’immense Bouddha couché et tout doré puis flânons entre les palais au toits ornés de petits miroirs teintés. Arrêtons-nous un instant sur la pause déjeuner, et oui on ne se refait pas. Un petit ensemble de gargotes locales à proximité nous permet de faire partager aux copines les senteurs de la cuisine locale et pour leur premier repas nous dégustons un des plats nationaux thaï, le Pad Thai, des noodles (pates torsadées, genre pâtes chinoises) Bangkok, gargottes près du palais royalassaisonnées de pleins de petits trucs très très bons et notamment des cacahuètes ! Evidemment, il y a des plats plus risqués, des viandes en vitrine qui attendent un éventuel acquéreur, mais nous ne sommes pas très téméraires en la matière, quand nous mangeons, nous voulons nous faire plaisir alors on choisit le Pad Thai, c’est du solide.

Dans l’après-midi, découverte du palais royal et des multiples constructions chatoyantes qui l’environnent, ça brille dans tous les sens et dans toutes les teintes. On ne sait plus où donner de la tête et forcément, Jo la mitraille dégaine son appareil, un gros boulot de tri en perspective. Un vrai régal, nous en profitons jusqu’à se faire mettre à la porte aux lueurs de fin d’après-midi. L’heure approche pour la première surprise.

Bangkok, Wat Phra Kaeo Bangkok, Palais royal   Bangkok, Wat Phra Kaeo  

DSC_0530Nous prenons à nouveau un bateau rapide sur la Chao Phraya pour nous rendre au Théâtre Royal. Ce soir nous donnons dans le culturel avec un spectacle de Khon, les danses masquées traditionnelles. Les costumes et les décors sont sublimes, malheureusement,DSC_0485 la fatigue combinée au caractère disons figé de l’action, nous emmènent vers des cieux éloignés de la scène où Rama et ses acolytes rejouent des épisodes de la mythologie hindouiste. Peut-être avons nous été un peu ambitieux pour cette première journée.

18 décembre. Peine perdu nous remettons cela le lendemain. A Hua Lamphong, la gare ferroviaire centrale, nous grimpons dans un train à destination d’Ayutthaya, capitale du royaume de Siam (thaïlandais) jusqu’au 17ème siècle, avant que les Thaï ne soient repoussés jusqu’à Bangkok par les Birmans. Nous faisons d’abord escale à Bang Pa-In pour visiter … le palais royal, puis filons à Ayutthaya (un nom chantant vous ne trouvez pas ? ;) , qui est située sur une île entre les méandres de ma Chao Phraya. Et là nous allons voir du temple à toutes les sauces : ancien, moderne, en brique, en pierre, Bouddha assis, stupas en cloche, en ogive, au coucher de soleil, au lever de soleil. Mais croyez-le ou non, nous avons adoré ! Comme si nous n’étions pas encore lassés.

AyutthayaAyutthaya, Wat Chaiwatharam

Ayutthaya, festival de l'UNESCOIl faut dire que le site est magnifique et tout ces monuments sont d’une variété incroyable. A ce titre l’ensemble a été récemment classé au patrimoine mondial de l’Humanité ; alors pour fêter cela, tous les ans, la ville organise un festival et ça tombe bien c’est pile poil la semaine où nous y sommes. Le soir nous nous trouvons plongés dans une ambiance digne des festivals européens de l’été, une scène avec diverses animations, démonstrations de combat de rue de danses folkloriques au milieu des badauds et les inévitables petits stands où chacun y va de sa spécialité culinaire.Ayutthaya, festival de l'UNESCO Vous commencez à nous connaître, évidemment, nous voulons tout goûter ! Tour à tour, chacun rapporte sa trouvaille aux trois autres : petites brochettes, beignets, mini-crêpes, confiseries, rhum local, glaces agrémentées de bizarreries et un nombre invraisemblable de nouveautés que l’on peinerait à vous décrire. Alors de mieux c’est de venir les goûter par vous même. Ayutthaya, festival de l'UNESCO, show sur l'histoire de la villeLa surprise du jour est à nouveau un spectacle, mais bien différent de la veille. Pour couronner le festival, se tient un grand show son et lumières avec un déploiement de figurants et force feux d’artifices qui est censé raconter l’histoire d’Ayutthaya. Les commentaires en thaïlandais ne nous empêchent pas d’apprécier les différents tableaux : scènes de vie rurale, batailles épiques, arrivée des colons européens (ils ont l’air malin nos amis thaïlandais avec leurs perruques de Ayutthaya, spectacle sur son histoiretrois pieds de long), le clou : les éléphants tantôt machines de guerre dominant les combats, tantôt attractions loufoques faisant s’esclaffer l’assistance. On se croirait presque au Puy-du-Fou, les Chouans en moins, les pachydermes en plus. Cette fois, nous sommes tenus en éveil du début à la fin. Nous on aime le spectaculaire, pas l’intellectuel, désolés.

19 décembre. Dernier jour de la trilogie plus en douceur : encore quelques visites de temples, sans nervosité. Nous sentons que l’engouement des premières visites de temples est émoussé. Un train nous ramène à la grande capitale. Il est bientôt l’heure de nous rendre soigneusement présentables pour la fin de cette journée. Où ? Pourquoi ? … th th th, que de curiosité ! Les seules consignes sont les suivantes : De nouveau sur le toit du Vertigo, alors...émues?pas de tong, pas de sac à dos, pas de short, bien peignés et les épaules redressées.  Nous prenons le métro pour rejoindre le quartier des affaires de Bangkok. Au fil de notre petite escapade, l’appel des papilles se fait entendre.Apéro sur le toit du Vertigo “Un petit jus de fruit, ça vous dit ?”. Et nous voici dans un ascenseur qui nous mène directement au “Vertigo”, un bar perché au sommet d’un building de 300 mètres … minimum. Là, un magnifique 360° s’offre à nous dans les couleurs de la fin de journée… Bangkok à nos pied pour le coucher de soleil et un apéro inoubliable !

Bangkok, du haut du Vertigo

24 décembre. Pour conclure, un petit mot tout de même en direction de nos deux complices. Nous adressons un grand merci à Manou et Aude pour  nous avoir rejoint pendant ces deux semaines et nous avoir permis de passer un très beau Noël à Phnom Penh, en compagnie d’une sympathique bande de volontaires français en mission ici. Des cadeaux un repas de fête et, tenez-vous bien, une messe de minuit … en khmer tout de même ! Et nous avons tous les deux apprécié ; finalement, il nous fallait bien ça, pour réaliser que nous étions à Noël !

Séduits par un groupe de bicyclettes à moteur

“On a eu beau pourrir les motards du monde entier au fil des ascensions de cols, il faut bien admettre que ce groupe là avait quelque chose de séduisant. Nous les rencontrons une fin d’après-midi assez ensoleillé (si si!). Nous sommes dans la ville de Villach en Autriche. Ils nous proposent une bière … nous restons méfiant. La discussion avance et prend finalement un tel entrain que, les minutes passant à vive allure, nous partons à la recherche d’un resto.

DSC00318La soirée est très bonne. Un peu moins craintifs, nous acceptons leur proposition de balade le lendemain dans les environs de Villach. Munis de nos deux beaux casques de vélo, nous montons à l’arrière de deux d’entre eux. Cela nous prendra bien toute la journée. Ravis de notre belle virée, nous acceptons de nouveau de partager la soirée avec eux.DSC00348

Nous avons passé là de fameux moments, à tel point que les départs le lendemain matin, chacun de notre côté, furent un peu durs. Effectivement Maman, Jacques, Pascale et Gégé sont retournés en France après leur périple en Bulgarie et nous de notre côté poursuivons notre boucle asiatique en réel binôme.

Un grand merci à vous quatre pour ces bons moments passés ensemble au croisement de nos routes dans ce petit coin incongru !Collage Motards

A vélo dans les Dolo

Bon, finalement, on aura eu de la pluie du début à la fin, un peu chaque jour et la tente bien mouillée tous les matins. Mais le moral est bon et les cuisses s’endurcissent. On a quand même gravi quelques cols et vu quels cailloux, juste de quoi nous donner envie d’y retourner à ski ou autre. Le Sasso Lungo, le Tofane di Rozes et bien sûr les fameuses Tre Cime di Lavaredo.

Collage Dolomites

En quelques mots, c’était dur pour les mollets et pour ce qui est des rapports avec les locaux, et bien plutôt tranquille, pas spécialement chaleureux voire houleux à quelques reprises. Il va falloir se faire aux voitures qui passent pas loin de nous dans les montées et on ne va regretter les camping à l’italienne. Enfin les bivouacs ! Ca c’est pour le négatif.

Pour le reste, malgré les nuages, on en a pris plein les mirettes de ces clochers de calcaire et puis on a bien profité des glaces des pizza (ici, on sait encore à l’avance ce que l’on va manger lorsque on passe la commande) et des jolis villages alpins. Tout est parfaitement entretenu, le tourisme fonctionne à plein.

On sent bien que cette partie de l’Italie diffère du reste. La langue et la culture (je n’ose dire la mentalité) germanique sont ultra-présente. Difficile de savoir si c’est revendiqué ou plutôt de l’ordre de la frustration (de ne pas être suisses ou autrichiens). Il faut dire que l’on n’a pas beaucoup échangé avec des italiens.

Tout cela en compagnie des fameux Xav & Vince, bonne humeur, plaisanteries et débats toujours au rendez-vous. Merci les amis et à très bientôt on the road again

Forza le biciclettas

Nous voilà partis depuis trois jours seulement (à l’avenir on sera sûrement moins prolixes).

DSC00071 Après une bonne journée de voiture (merci Boubou et Joana), nous nous sommes retrouvés au bord du lac de Côme, à Colico. Première baignade et première sieste tandis que nous sommes rejoints par nos deux compagnons de route habituels, les inénarrables Xav&Vince.

Nous allons pouvoir pédaler au régime “voiture suiveuse”. Ca commence pas trop dur ! Nous traversons l’enclave de Livigno (zone italienne détaxée). On se croirait en Suisse, tout est propre, bien arrangé, on sent que l’or blanc et les niches fiscales profitent à certains.

DSC00108Deux jours plus tard et quatre cols italiens dans la musette (dont le passo del Gavia, 2621 m), nous allons pouvoir nos raccrocher aux clichés : soirée pizze, gelati et Italiens qui parlent fort ! On peut se ré-installer dans les préjugés réconfortants.

A Ponte di Legno, nous embrassons Joana et Boubou avec lesquels on a pu faire encore durer les moments familiaux. Gros bisouxx vous deux. Puis nous attaquons la première montée chargés au complet et il faut le dire, c’est quand même lourd ! D’autant que nous sommes peu chargés en victuailles. Mais on attendra quand même pour faire du tri dans les bagages. Les mollets sont encore à endurcir.

Dolomiti gare à toi, nous voilà !