Où sommes-nous

Sofia, les parcs, les joueurs d’échecs

13 septembre. Nous arrivons à Sofia, grande métropole aux abords esquintés, il va falloir s’y habituer, comme à ces moments de tension sur le vélo lors des entrées dans les grandes villes. Nous devons slalomer entre les taxis, les bus, les chauffards, les rails qui déforment la route, les pavés, les trous, les bassines, se boucher les narines sans lâcher le guidon et suivre du regard les panneaux de direction sans lâcher le rétroviseur. Les yeux ne savent plus où donner de la tête. Dans ces moments, le “Padam Padam” résonne dans les oreilles. Non ce n’est pas un air d’Edith Piaf bien connu, non ce n’est pas le bruit du train corail sur la voie ferrée, c’est le bruit du vélo secoué par les cassures qui strient le bitume avec une constance déconcertante.

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Un petit coup de labyrinthe pour retrouver la gare centrale, acheter nos billets de train Plovdiv-Istanbul et admirer l’architecture communiste et post-communiste.

DSC_0105 Enfin, nous voilà dans le centre de la capitale. Nous apprécions la fraîcheur des grands parcs qui parsèment la ville. Autre cliché, nous pouvons, ici, observer en de maints endroits des parties d’échec endiablées qui attirent parfois une cohorte de spectateurs.

Après une sieste appréciable, nous allons rejoindre les colocataires avec qui nous avons pris contact sur Sophia grâce à couchsurfing. Nous testons, pour la première fois et avec bonheur, cette façon de rencontrer des personnes prêtes à offrir leur canapé pour une nuit ou deux. Ici, il est facile de se comprendre, d’autant que deux des quatre collocs sont Lyonnais. Un hasard fort sympathique. Partis de France en voiture il y a plus d’un an, ils sont eux-même de passage, mais de façon prolongée, avec l’idée de rejoindre la Mongolie. Grâce à Julietta, Mathieu, Maxime et Ivan, nous passons deux jours reposants à Sofia, découvrons les spécialités  culinaires locales (poivrons farcis-panés, préparation à base d’aubergines, mastika…), pouvons parler de la vie bulgare et débuter dans notre pratique de cette langue qui jusqu’alors nous était hermétique : “Etna Choumeschko, Dva Zagorka. Merci !” (bières locales).

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Julietta, Mathieu, Maxime et Balletringue … leur chienne.

14 septembre. Le lendemain, nous nous offrons un Sofia-express : visite du musée d’Histoire, tour à vélo dans les quartiers excentrés en passant par le périphérique local. Au détour d’un virage, Etienne s’est retrouvé nez à nez avec un 4×4 sans qu’aucun des deux n’ait le temps de réagir. Le drame a été évité de justesse grâce à l’intervention in extremis de l’accompagnateur intimant au conducteur du véhicule de stopper net sa voiturette électrique. Frayeur de l’enfant qui a cru voir Etienne s’aplatir sur lui. Mais ce dernier a mi pied à terre roue contre pare-choc juste avant de basculer sur le jouet à l’intérieur duquel était installé l’enfant. Nous avons poursuivis notre traversée du parc public sans encombre.

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Le plus agréable aura été la visite en fin d’après-midi, au soleil couchant, du centre de Sofia et de ses principales églises, suivie d’une balade sur les boulevards by night. Mais ce n’est quand même pas les Champs-Elysées ! DSC00808Sofia reste une ville de taille modeste (pour une capitale), très arborée, parsemée de squares et de grands parcs publics. Y flâner en mangeant quelques kebabche (saucisses de bœuf au grill) fut très sympa et reposant malgré une circulation assez désordonnée.

Direction le monastère de Rila et les montages des Rodop. Nous allons de nouveau faire chauffer les mollets.