Où sommes-nous

Sur la Drava, la Drau, la Drave

DSC00354 Depuis Villach, les paysages défilent. Nous allons suivre le cours d’une importante rivière qui traverse successivement l’Autriche, la Slovénie, la Croatie avant de se jeter dans le beau Danube bleu (à vérifier) à la frontière serbe. Elle prend le nom de Drau (en Allemand) puis Drava (en Croate), la Drave (en Français). L’intérêt pour nos mollets est évidemment que les dénivelées sont quasi-inexistantes (enfin, 5m + 5m + 5m + … ça peut être fatiguant aussi, on a testé).

DSC00358 Mention spéciale aux Autrichiens pour les superbes aménagements réservés aux bicyclettes. Durant la partie autrichienne, nous allons suivre sur plus de 150 km une piste réservée au cyclistes appelée le Drauradweg. Elle s’étend de Villach jusqu’à la frontière slovène en traversant les vertes campagnes, les fermes traditionnelles et parfaitement entretenues. On y trouve même des pommes gratis, pas besoin de marauder pourtant nos regards sont déjà à l’affut de victuailles à cueillir.

En Slovénie, lors de la traversée de Maribor, nous sommes guidés par Frans qui mettra beaucoup d’empressement et d’énergie à nous conduire à travers la ville et finir dans sa taverne pour nous offrir … une bière !

DSC00371

La frontière suivante est vite passée et nous voilà en Croatie après une étape de 115 km, motivés par l’information selon laquelle un festival folklorique et international (on ne sait pas trop) se tient à Varazdin. Ce soir on sort ! DSC00389On trouve vite fait un troquet pour laisser notre barda, débarbouillage rapide dans les toilettes (de ce côté, rien à voir, soyez patients) et nous voilà à flâner dans les ruelles, allant de stand de friture en scène folk-rock sans oublier les pauses saucisse ou glaces. Un vrai coup de bol pour un moment de distraction super sympa avec un aperçu de la scène rock locale.

This video was embedded using the YouTuber plugin by Roy Tanck. Adobe Flash Player is required to view the video.

Passons le plan camping pourri aux abords de la ville. Une nouvelle bonne surprise nous attends le lendemain soir.

DSC00401A la recherche d’eau fraîche pour organiser le camping du soir, nous sommes finalement accueillis chez la famille Lazar qui nous offre le couvert, un toit pour la nuit et surtout un charmante compagnie. Nous allons pouvoir discuter de maints sujets dans une ambiance de convivialité et dans un anglais souvent approximatif, mais c’est le charme des rencontres. A big thank you to all the family !

Nous commençons à entrer réellement dans le voyage. Nous voilà à la débrouille et à la rencontre des autres. Au fil des kilomètres et des frontières traversées, le décor change, les régions sont moins riches, les équipements moins modernes, mais les routes sont encore bonnes, de nombreuses zones cyclables, des maisons bien apprêtées, un certain confort et une douceur de vivre. Les autochtones sont de plus en plus accueillants malgré la barrière de la langue qui apparaît. Malgré notre rythme assez lent (80 km/jour), nous avons le sentiment de cataloguer les situations facilement en fonction de la première impression (“Tiens, ici ils ont l’air plus sympa, la dame elle m’a sourit !”). N’avons-nous pas tendance à idéaliser du fait du voyage ? En tout cas, soit par chance, soit c’est une généralité, voyager paraît plus simple depuis quelques jours.

A bientôt pour les prochaines news !