Où sommes-nous

Bazar d’Asie Centrale

On solde, on brade, on liquide :

  • Les routes déglinguées du Turkménistan dans un pays riche en hydrocarbures et qui devrait être des plus prospères ; mais toute la manne est dilapidée par des dirigeants aussi cupides que narcissiques !
  • Les panneaux annonçant des pourcentages fantaisistes dans les cotes du Kirghizstan, du 8% ou 12% au choix, ils n’ont rien d’autre en rayon !
  • Les alcooliques lourdingues qui vous stoppent pour vous dire … rien et qui tiennent absolument à vous raconter … rien pour le plaisir de … ben le plaisir quoi ;
  • Les hôtels crasseux dignes de l’ex-URSS à 20 dollars la nuit ; on a testé le “pire hôtel d’Asie Centrale” quand même et c’est vraiment pire !
  • Les trombines de Turkmenmachin et Berdibidule placardées en énorme et de partout, dans toutes les situations pour leur gloire éternelle ; c’est fou de célébrer à ce point des énergumènes qui contribuent pourtant au malheur de l’humanité de façon assez prononcée, mais on ne peu pas dire que le peuple les porte dans son cœur, bien fait ! Hum …
  • Les bouteilles en verre éclatées constellant le bord des routes, qui ne contenait pas de la limonade on vous garantie (voir plus haut) ;
  • Payer la note salée après deux jours de repos chez l’habitant alors que l’on pensait être hébergé gracieusement ;
  • Se battre contre le vent de face s’additionnant à une montée interminable au col d’Erkech-Tam ou au brûlant soleil du Karakum turkmène ;
  • Des gouvernements pourris, autoritaires, des dictatures en gros ; même si en tant que touristes, nous avons plutôt été épargnés par leurs méfaits.

Achetez, achetez, plaisir des yeux, ça c’est de la qualité, on en redemande :

  • Retrouver le goût du fromage, du beurre, de la crème et du yaourt bien bons, bien forts, qu’on y sent la vache du pré d’à côté ;
  • Croiser les cavaliers kirghizes tout au long de la route, ce n’est pas une image d’Epinal, ici le cheval est un mode de vie, le nomadisme existe encore … un peu … pour combien de temps ?
  • Les yeux écarquillés des commerçants du bazar de Turkmenabat, les questions qui fusent, l’attroupement qui nous suit au fur et à mesure de nos achats, puis les mains tendus, les sourires, les hello criés depuis les fenêtres des voitures qui nous dépassent … encore, encore, on veut encore ;
  • Bénéficier d’un cours particulier pour apprendre à cuisiner le Plov, le plat national de l’Asie Centrale, un riz safrané cuit dans la graisse de mouton avec du raisin, des carottes et des petits oignons émincés, hmmmm, c’est trop bon !
  • Observer la tendre complicité entre un grand-père et ses petites-filles puis relire avec lui ses cartes de routier ayant parcouru l’ex-URSS ;
  • Trouver par miracle une roulotte ou un abri camion qui vous attend sur le bord de la route pour vous sauver du mauvais temps ;
  • Assister au lever de soleil sur la place du Registan à Samarkand, enveloppé par les hauts portiques des médersas qui vous entourent ; avancer lentement dans l’allée des mausolée se Shahi-Zinde pour respirer un avant-goût d’éternité ;
  • Se délecter des confitures maison du Kirghizstan, à la cerise, à la framboise, pour la mise en bouche ou le goûter, juste sur une tranche de pain chaud beurré, hmmm ça aussi c’est trop bon, surtout lorsqu’on vient de quitter la Chine !
  • Se faire raccompagner par de joyeux alcooliques d’un stade municipal kirghize, ou plutôt leur tenir le bras pour éviter qu’il ne s’effondrent et les écouter palabrer en digérant doucement le mémorable gueuleton qu’ils viennent de vous offrir ;
  • Rouler, rouler, rouler, porté par le vent dans le dos qui nous pousse à travers le désert turkmène ;
  • Savourer la fraîcheur d’une bière sur une terrasse ombragée de Boukhara après en avoir parcouru les ruelles hors du temps ;
  • Assister à la rouste mémorable prise par son beau-père aux échecs, en l’y aidant … un peu ;
  • Humer le retour du printemps dans les rue d’Osh embaumées par les odeurs de chachliks ;
  • Transpirer dans le banya de Gülchö et se décrasser après deux semaines de vélo dans le froid et la boue ;
  • En prendre plein les mirettes sur les routes enneigées du Kirghizstan aux paysages multi-colores ;
  • Profiter du formidable accueil kirghize, ouzbèke et turkmène et de la gentillesse des habitants.

Asie Centrale

Un dernier coup de griffe hivernal

Fête de Nooruz21 mars. Osh. Voilà le printemps, appelé ici Norouz, la fête du nouvel an. Nous flânons dans les rues ensoleillées d’Osh avec les familles endimanchées qui viennent profiter des attractions de la journée, dont une grande roue aux craquements peu engageants. De nombreux badauds s’y pressent grimpant de façon apparemment désordonnée. Nous aussi, nous aussi, nous sautons dans une nacelle mais en quelques secondes tout le système s’arrête, Grande roue à Osh, pas trop branlantenous avons déséquilibré la savante répartition des poids sur la roue et les vieux pneus fusés ne maintiennent plus la rotation. Fête de NooruzIl faut bien toute la science de l’employé pour redistribuer les clients, relancer la machine et nous permettre d’apprécier la vue, qui n’a en fait rien d’inoubliable. Il ne nous reste qu’à nous mêler à la foule pour assister au spectacle de danses kirghizes et au ballet des officiels tous affublés du traditionnel ak kalpak, le chapeau national. Mais après cette parenthèse délicieuse, l’hiver nous réserve un dernier coup de griffe.

Réservoir de Toktogul22 mars. Nous repartons en direction de la capitale, Bishkek. La route que nous empruntons est en fait la route principale du pays qui relie le sud et le nord, séparés par une barrière montagneuse assez massive. Dans un premier temps, le soleil est de la partie et nous retrouvons les joies du pédalage dans la douceur et de camper sous les étoiles.

Vallée de la NarynAu bord du réservoir de Toktogul

Nous longeons des lacs de barrage aux eaux turquoises, les paysages sont superbes. Mais cela ne dure pas bien longtemps car nous devons franchir deux cols qui dépassent 3000m. Ala-bel AshuuEt qui dit 3000m, dit “ça caille” de nouveau, à quoi s’ajoute la neige qui se met à tomber. Rouler sur la neige, nous l’avons fait la semaine précédente, mais rouler sous la neige, voilà du nouveau. Nous pouvons cocher maintenant ! Imaginez, l’intérêt de gravir ces satanés cols, pour … ne rien voir du tout en arrivant au sommet. La descente se fait emmitouflés dans les doudounes.

 

En fin d’après-midi, nous roulons toujours, la lumière baisse et la neige est partout, pas moyen de trouver un carré d’herbe dégagée. C’est à ce moment que nous apercevons une roulotte abandonnée sur le bord de la route.Vive la roulotte A l’intérieur, nous trouvons un bric-à-brac de planches, tuyaux de poêle et couvertures poussiéreuses. Nous le dégageons rapidement et quinze minutes plus tard, l’endroit est fin près pour nous accueillir pour la nuit. Le poêle est en route, les flammes crépitent, la chaleur se diffuse, et la fumée monte … à vive allure. Cinq minutes plus tard, nous suffoquons. Dîner aux chandelles dans la roulotteLa roulotte est envahie d’un épais nuage gris. C’est opération portes-ouvertes, nous bourrons le poêle de neige pour éteindre le désastre. Nos vêtements trempés et mis à sécher sont de vrais jambons fumés. Pas de feu pour ce soir, mais qu’importe, nous sommes au sec alors que la neige continue à tomber.

Le lendemain, le temps est le même, plafond nuageux gris et bas (pas de contrepèterie belge). Sans scrupule, nous optons pour l’auto-stop, méthode qui marche assez bien dans le pays. J'aime camper dans la boueNous franchissons le deuxième col plus rapidement que jamais et nous retrouvons de l’autre coté, sous un ciel plus clément. Pas pour longtemps non plus ; le soir nous plantons la tente dans un champ bien terreux et le matin le réveil se fait sous la pluie, dans la boue. On aime, on se régale ! Chez CharlieOn enfile les K-way pour une dernière partie section de pédalage sous les intempéries. Enfin, Bishkek, notre destination. Se glisser dans la chaleur du logis de Charlie qui nous y accueille. Haro sur la douche, bande de crotteux !

En quinze jours, nous venons de traverser l’hiver, un bel épisode de notre périple dont nous gardons en tête la splendeur des paysages et la gentillesse des habitants. Nous reviendrons rencontrer les cavaliers-bergers des jailoo et dormir dans les yourtes, mais en été.

Into the Erkech-Tam, épisode 7

  • 15 mars, 17h14, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Dieu existe, il vit dans un abri-camion !
  • 15 mars, 17h36, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Nettoyage des vélos
  • 15 mars, 19h43, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :

    • Instant popote, du rêve en barre

Voilà, c’était Into the Erkech-Tam saison 1, et comme pour tout bon feuilleton, vous devrez rester suspendus aux gros titres de la presse people pour savoir si la saison 2 aura lieu ou si les acteurs principaux ont claqué la porte. “Ne lâchez rien, on compte sur vous.”

Into the Erkech-Tam, épisode 6

  • 15 mars, 16h54, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Enfin le col, à 3800m
  • 15 mars, 17h02, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • C’est beau, mais c’est désert

A suivre … dès demain !

Into the Erkech-Tam, épisode 5

  • 15 mars, 14h13, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • La neige s’en mêle, on pousse
  • 15 mars, 14h34, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Le vent s’en mêle, on sort les moufles
  • 15 mars, 15h07, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • C’est dur de rester zen …

A suivre … dès demain !

Into the Erkech-Tam, épisode 4

  • 15 mars, 12h25, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Montée sur la piste, dur, dur
  • 15 mars, 12h46, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Montée sur la piste, on se régale

A suivre … dès demain !

Into the Erkech-Tam, épisode 3

  • 15 mars, 10h32, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Tour d’horizon
  • 15 mars, 11h17, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Dans la montée
  • 15 mars, 11h50, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Attention descente
  • 15 mars, 12h04, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Pause casse-croute

A suivre … dès demain !

Into the Erkech-Tam, épisode 2

  • 15 mars, 09h00, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Petit-déjeuner solide
  • 15 mars, 09h35, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Démontage du campement
  • 15 mars, 09h46, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Chargement des vélos
  • 15 mars, 10h11, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Mise en place des moumoutes

A suivre … dès demain !

Into the Erkech-Tam, épisode 1

  • 15 mars, 07h30, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Réveil dans la tente
  • 15 mars, 08h26, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Etat des lieux
  • 15 mars, 08h35, frontière sino-kirghize, Erkech-Tam :
    • Dégivrage de tente

A suivre … dès demain !

Into the Erkech-Tam, the feuilleton

Vous en avez rêvé, vous nous l’avez réclamé, le voilà maintenant arrivé sous vos yeux ébaubis, mieux que le loft, mieux que la star’ac, de la vraie télé-réalité-show, du spectacle, du frisson, de l’émotion, du rire et des larmes, une journée en compagnie de vos cyclistes préférés. Pour vous régaler, en exclusivité, nous allons vivre sous vos yeux ébahis, sans doute la journée la plus mémorable de notre périple, le franchissement du col d’Erkech-Tam, sur la frontière sino-kirghize. En images et en différé, c’est parti pour un feuilleton en 7 épisodes, à raison d’un par jour !