Où sommes-nous

Semaine à l’italienne

Après Sienne3 juillet. Sienne est derrière nous. La route qui nous mène maintenant à Florence traverse une campagne plus verte et viticole. DSC_1613Nous traversons les vastes étendues qui rendent la région célèbres pour ses vins, les Chianti. Florence, berceau de la renaissance en Italie: nous prenons un bon bain de touristes venant du monde entier, mais ça en vaut la peine. Après le petit café du matin dans un troquet du centre-ville, nous nous baladons entre le ponte Vecchio, la place du Palazzio Vecchio sous les regards de Neptune et David, puis la majestueuse cathédrale surmontée de sa coupole de Brunelleschi. Après un dernier coup d’œil su la porte du paradis, nous grimpons dans un train pour Pracchia.

Duomo de FlorenceDuomo de Florence, la coupole de Brunelleschi

Dans les Alpes ApuanesNotre itinéraire nous entraine dans les Alpes Apuanes et ses vertes vallées loin des masses touristiques où nous retrouvons les fraîcheur en même temps que les cols à franchir. Deux jours de tranquillité pendant lesquels Xavier découvre avec circonspection nos combines de bivouac : à Castiglione Di Garfagnana, nous trouvons, en plein milieu du village, un petit promontoire à l’abris des regards curieux et qui offre une vue panoramique sur les alentours, terrain de camping idéal, à la sauvage.DSC06076 Mais promis juré, on ne laisse pas de trace, tout est ingéré, digéré, consommé et emporté … enfin presque. Nous allons donc faire les emplettes en attendant le soir, l’occasion aussi de faire une petite séance de coiffure, d’installer la douche mobile (une bâche et une poche à eau tenue en l’air) et vive le camping ! Puis nous plantons les tentes sur les 10 m² d’herbe autour de nous, tandis que la pasta s’apprête à être dévorée avec une sauce au pesto.

Bivouac à Castiglione Di Garfagnana

Aux Cinque Terre, route dominant les cinq villages7 juillet. Dernier temps fort pour cette traversée italienne. Après une petite ascension, nous débouchons sur une route en corniche qui domine les Cinque Terre. Cinq villages bâtis à flanc de montagne, au milieu de vignes cultivées en terrasses, à la sueur des générations passées. ManarolaBien décidés à rester dans cet endroit magistral, les habitants ont sculpté le paysage et aménagé des kilomètres de coteaux plongeant directement dans la Méditerranée. Des routes tortueuses, parfois interdites aux véhicules, relient les villages les uns aux autres, et c’est le train qui devient le principal moyen d’aller et venir sur cette côte abrupte.

RiomaggioreManarola

ManarolaRiomaggiore

VernazzaRiomaggiore

RiomaggioreOn prend son ticket pour la journée … ou pas, puis on s’entasse dans la foule des touristes, tout le monde descend, tout le monde monte. On enchaîne les promenades à travers les villages pittoresques, alternant avec des baignades surpeuplées. Mais nous sommes sous le charme, au point de tenter le bivouac avec les mouettes, sur la via del amor… tout un programme.

Via del Amor juste avant Manarola, prochain lieu de bivouac

Compagnie de circonstanceVue de la via del Amor, avec la silhouette de Manarola

Via del Amor juste avant Manarola, lieu de bivouac

Dernière soirée italienne à Levanto, largement arrosée. Nous quittons Xavier le lendemain, sur un quai de gare comme quelques mois auparavant, onze exactement.

Un bon p'tit restoMerci le Chav’ pour cette bonne semaine. Nous voilà au pied des Alpes, la frontière est au bout de la vallée, France, nous re-voilà !Ca sent l'écurie

Toscane, lieu épique et moment hippique

Par Xav le Chav’

Avec le Xav, à ChiancianoItalia. Je ne dirai pas “une fois de plus l’Italie”, mais tout de même… Onze mois après avoir quitté nos deux compagnons de route sur le quai d’une gare des Dolomites, le lieu des retrouvailles est fixé en Toscane. Le pays reste le même mais les changements de paysage et de culture n’en sont pas moins marquants. Autant les Dolomites ressemblent à s’y méprendre aux Alpes autrichiennes, autant la Toscane symbolise à elle seule la Renaissance italienne et toutes ses richesses culturelles et patrimoniales.

Toscane30 juin. Chiusi. Ce n’est pas là que nous devions nous retrouver et pourtant… Le point de rencontre était prévu à Sienne, un peu plus au nord. Si tous les chemins mènent à Rome, il y en a au moins deux qui passent par Chiusi car c’est à la sortie de cette ville située en bordure sud-est de la Toscane que nous nous rencontrons finalement – et par le plus grand des hasards – avec un jour d’avance.

Toscane

ToscaneManon et Etienne m’avaient prévenu, leurs habitudes de camping ont bien changé depuis le temps des terrains trois étoiles avec piscine qui ont désormais laissé place aux bivouacs au milieu des champs, le long d’une route ou dans les parcs publics. Il va falloir s’habituer. Ce soir-là, notre choix se porte sur le bord d’une route de campagne ; nous planterons la tente sur quelques mètres carrés de verdure, derrière une station-service. Nettoyage au karcher“- Et comment on fait pour se doucher ? – Tu remplis pas trop la bassine et tu fais ça au gant de toilette, avec deux litres d’eau normalement c’est tout bon. – Euhhhh … OK, on va essayer.” Et bien non, je n’essaierai pas !! Enfin pas cette fois-ci. En effet, notre décrassage quotidien fut facilité ce soir-là par un instrument de nettoyage à haute pression cher à notre Président et dont nous tairons ici le nom d’usage (pas de publicité sur ce blog). Pour les curieux, sachez que cette méthode est finalement très écologique puisque ne consommant qu’une faible quantité d’eau ; la sensation restant bien sûr quelque peu différente de celle procurée par une douche classique (il faut souffrir pour être écolo).

Un bon p'tit déjUn aspect de leur vie quotidienne, qui lui n’a pas changé, reste l’alimentation. En plus de devoir apporter les nutriments, vitamines et autres acides gras essentiels, la nourriture consommée est C'est pas beau ça?avant tout une source indéniable de plaisir pour nos deux globe-trotteurs. Le retour en Italie n’a fait qu’accentuer leur côté épicurien : pâtes, pizzas, DSC06072charcuteries, fromages, salades, yaourts, glaces, fruits frais, vins toscans, cafés … tout y passe et pour le plus grand plaisir de nos papilles ! Notons au passage qu’un temps d’adaptation est parfois nécessaire pour pouvoir suivre le rythme imposé.

Un bon p'tit resto

Sienne3 juillet. Sienne. En italien Siena. Plus petite que son ancienne rivale florentine, Sienne reste un joyau de l’architecture médiévale dont l’apparence est restée pratiquement inchangée depuis le XVIème siècle. La densité de son centre historique est frappante : les rues étroites ainsi que les monuments grandioses s’enchaînent tour à tour au gré de nos pérégrinations. La fameuse piazza del campo – plus belle place de toute l’Italie selon certains – ne se dévoile qu’au tout dernier moment, laissant apparaître ses charmes au premier rang desquels son aspect caractéristique en forme de conque.

SienneSienneSienne, le Dumo

C’est ici que se déroule chaque année le palio, une course de chevaux montés à cru réunissant les meilleurs cavaliers des dix-sept quartiers de la ville. Par chance, l’épreuve a lieu le lendemain de notre arrivée et nous décidons de rester un peu plus pour mieux explorer cette cité et assister à cetSienne, aux couleurs du quartier événement hippique … nous ne le regretterons pas, bien au contraire. La course est prévue vers 19h30 mais une immense foule est attendue et c’est pourquoi nous prenons place derrière les barrières environ quatre heures avant le début de l’épreuve. Durant cette longue attente, Il campo se remplit petit à petit jusqu’à devenir complètement saturé et inaccessible à tous ceux restés en dehors.

DSC06045Le début des hostilités est précédé d’une grande – et très longue – parade qui voit se succéder les différentes représentations arborant les couleurs et les armes de chaque quartier. Enfin, les concurrents et leur monture font leur entrée dans cet hippodrome inattendu. Un grand silence se fait tandis qu’un speaker énumère la liste des quartiers concurrents.Sienne, défilé des quartiers peu de temps avant la course finale

Sienne, défilé des quartiers peu de temps avant la course finaleSienne, défilé des quartiers peu de temps avant la course finalePeut-être un futur champion, nerveux

Sienne, la course commence, la foule en furieLe départ est ensuite donné et les chevaux s’élancent à toute allure pour trois tours de piste. Pour les néophytes que nous sommes, la vitesse des chevaux au galop passant à moins d’un mètre de notre position nous impressionne fortement. L’hystérie des spectateurs est à son Le vainqueurcomble, l’adrénaline accumulée pendant toutes ces heures se décharge en l’espace de deux minutes. Au bout de deux tours, la moitié des chevaux ont perdu leur cavalier mais continuent quand même à courir et à influencer la suite de la course. Une fois la ligne d’arrivée franchie, les supporters du quartier vainqueur envahissent la piste et fêtent leur champion à grandes effusions de cris et même parfois de larmes. Nous naviguons tant bien que mal au milieu Le vainqueurde cette foule en délire, tandis qu’il nous faut rester sur nos gardes pour ne pas se faire renverser par les quelques purs-sangs égarés qui continuent à trotter de ci de là. La joie du gagnant en dit long sur l’importance que revêt cette course d’autant que celle-ci n’est pas sans risque, que ce soit pour les cavaliers ou pour leur monture.Après la victoireMalgré sa proximité, l’Italie réserve encore bien des surprises. Souhaitons que celles-ci se poursuivent jusqu’au bout de leur voyage.

Sur un quai de gare, 11 mois plus tard

A vélo dans les Dolo

Bon, finalement, on aura eu de la pluie du début à la fin, un peu chaque jour et la tente bien mouillée tous les matins. Mais le moral est bon et les cuisses s’endurcissent. On a quand même gravi quelques cols et vu quels cailloux, juste de quoi nous donner envie d’y retourner à ski ou autre. Le Sasso Lungo, le Tofane di Rozes et bien sûr les fameuses Tre Cime di Lavaredo.

Collage Dolomites

En quelques mots, c’était dur pour les mollets et pour ce qui est des rapports avec les locaux, et bien plutôt tranquille, pas spécialement chaleureux voire houleux à quelques reprises. Il va falloir se faire aux voitures qui passent pas loin de nous dans les montées et on ne va regretter les camping à l’italienne. Enfin les bivouacs ! Ca c’est pour le négatif.

Pour le reste, malgré les nuages, on en a pris plein les mirettes de ces clochers de calcaire et puis on a bien profité des glaces des pizza (ici, on sait encore à l’avance ce que l’on va manger lorsque on passe la commande) et des jolis villages alpins. Tout est parfaitement entretenu, le tourisme fonctionne à plein.

On sent bien que cette partie de l’Italie diffère du reste. La langue et la culture (je n’ose dire la mentalité) germanique sont ultra-présente. Difficile de savoir si c’est revendiqué ou plutôt de l’ordre de la frustration (de ne pas être suisses ou autrichiens). Il faut dire que l’on n’a pas beaucoup échangé avec des italiens.

Tout cela en compagnie des fameux Xav & Vince, bonne humeur, plaisanteries et débats toujours au rendez-vous. Merci les amis et à très bientôt on the road again

Forza le biciclettas

Nous voilà partis depuis trois jours seulement (à l’avenir on sera sûrement moins prolixes).

DSC00071 Après une bonne journée de voiture (merci Boubou et Joana), nous nous sommes retrouvés au bord du lac de Côme, à Colico. Première baignade et première sieste tandis que nous sommes rejoints par nos deux compagnons de route habituels, les inénarrables Xav&Vince.

Nous allons pouvoir pédaler au régime “voiture suiveuse”. Ca commence pas trop dur ! Nous traversons l’enclave de Livigno (zone italienne détaxée). On se croirait en Suisse, tout est propre, bien arrangé, on sent que l’or blanc et les niches fiscales profitent à certains.

DSC00108Deux jours plus tard et quatre cols italiens dans la musette (dont le passo del Gavia, 2621 m), nous allons pouvoir nos raccrocher aux clichés : soirée pizze, gelati et Italiens qui parlent fort ! On peut se ré-installer dans les préjugés réconfortants.

A Ponte di Legno, nous embrassons Joana et Boubou avec lesquels on a pu faire encore durer les moments familiaux. Gros bisouxx vous deux. Puis nous attaquons la première montée chargés au complet et il faut le dire, c’est quand même lourd ! D’autant que nous sommes peu chargés en victuailles. Mais on attendra quand même pour faire du tri dans les bagages. Les mollets sont encore à endurcir.

Dolomiti gare à toi, nous voilà !