Où sommes-nous

Massage Thaaaaaaïïïïïïïïïlandais

19 décembre. Bangkok. Près de l’hôtel, une petite rue tranquille bordée de gargottes où déguster des Pad Thaï. Nous déambulons en compagnie d’Aude et Manou qui nous ont rejoint il y a deux jours pour passer les vacances de Noël. Nous nous sentons encore plus près de la maison !

Sur la droite, une vitre coulisse et quelques Thaïlandaises nous hèlent : “Massache, massache ? C’est bon, c’est pas cher !”. Depuis que nous avons posé le pied sur le sol asiatique, nous n’avons pas encore cédé à la tentation de confier nos cuirs endoloris à des mains expertes, mais cette fois, c’est parti pour le grand frisson. Et puisque nous y sommes en Thaïlande, c’est parti pour une heure de massage Thaïlandais.

Massages Thaï Effaçons d’emblée tous les fantasmes ou clichés douteux, le massage thaïlandais c’est un truc de costaud, pas pour les sensibles de l’épiderme, les chatouilleux invertébrés ou les moelleux de tout poil. Ca va rouler du muscle, planter du coude dans les chairs, étirer du tendon, écarter, faire craquer de l’articulation. Avouons-le, au moment d’y passer, j’ai rechigné tout autant que mes congénères. On nous avait dressé un tel portrait de la séance ! Et, pauvres de nous, nos réticences se sont vues rapidement justifiées.

Petite séance de massage Thaï?Une fois allongé sur la table de massage, plus question de protester, me voilà livré au savoir-faire de la masseuse. Le petit massage de pieds délicieux au début, ne vous y fiez pas, c’est pour m’attendrir. Rapidement, voilà ma peau qui se décolle des muscles, puis une paire de pouces se plante dans ma chaire en des points hautement sensibles. Dur de réprimer quelques gestes de crispation. “Ok, is good ? Yes, no problem !” Tu parles, je suis remonté comme un ressort, tendu jusqu’à l’extrémité du poil ! T’en as voulu du massache ? Tu va être bien reçu ! Viennent ensuite les “prises de karaté”, de quoi se démettre une épaule ou se luxer le fémur. Mais la voilà qui monte debout sur la planche, qui m’empoigne la jambe pour tirer, étirer et tirer !

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J’exagère ? Un peu ? Beaucoup ? Mouais, un peu beaucoup, c’est vrai. Le premières sensations sont certes crispantes mais elles cèdent vite la place à un délassement profond, une grande sensation de bien-être. Je m’abandonne langoureusement aux manipulations expertes, oubliant les secondes qui défilent au cadran de l’horloge. Le temps s’étire comme chacune des parties de mon corps. DSC01277Une heure plus tard, mes muscles ayant traversé tous les stades de la tension extrême au relâchement le plus total, la masseuse me “relâche” dans un état de grande relaxation, m’offrant un petit thé en guise de retour à la situation de bipède. Difficile de descendre de la planche, non parce que je suis bloqué, mais j’enchaînerais bien directement par une nouvelle séance. Il ne reste plus qu’à comparer avec les massages des autres pays de la région, par pur esprit scientifique ;)

Bangkok surprise-party

17 décembre. Bangkok. Nous voilà de nouveau à Bangkok, de retour du Myanmar et aujourd’hui, c’est jour de fête car nous allons accueillir Emmanuelle et Aude qui nous rejoignent pour les deux semaines à venir. Objectif : rejoindre Phnom Penh pour aller y passer Noël. D’ici là, nous leur avons concocté un programme serré sur Bangkok et alentours pour les trois jours à venir. Le thème : visiter des temples, des temples, des temples, mais pas tous les mêmes, “same, same but different”, vous commencez à connaître ;) Demandez le programme, suivez l’ouvreuse, c’est parti pour la visite.

Bangkok, sur la Chao PrayaAujourd’hui nous attaquons avec une balade dans Chinatown, une petite virée en bateau sur la Chao Phraya, la grande rivière qui traverse Bangkok avant de débarquer au Wat Pho. Un des temples majeurs et école de massage renommée dans toute la Thaïlande, mais nous ne sommes pas là pour ça. DSC_0264Nous traversons les cours ornées de stupas multicolores, allons saluer l’immense Bouddha couché et tout doré puis flânons entre les palais au toits ornés de petits miroirs teintés. Arrêtons-nous un instant sur la pause déjeuner, et oui on ne se refait pas. Un petit ensemble de gargotes locales à proximité nous permet de faire partager aux copines les senteurs de la cuisine locale et pour leur premier repas nous dégustons un des plats nationaux thaï, le Pad Thai, des noodles (pates torsadées, genre pâtes chinoises) Bangkok, gargottes près du palais royalassaisonnées de pleins de petits trucs très très bons et notamment des cacahuètes ! Evidemment, il y a des plats plus risqués, des viandes en vitrine qui attendent un éventuel acquéreur, mais nous ne sommes pas très téméraires en la matière, quand nous mangeons, nous voulons nous faire plaisir alors on choisit le Pad Thai, c’est du solide.

Dans l’après-midi, découverte du palais royal et des multiples constructions chatoyantes qui l’environnent, ça brille dans tous les sens et dans toutes les teintes. On ne sait plus où donner de la tête et forcément, Jo la mitraille dégaine son appareil, un gros boulot de tri en perspective. Un vrai régal, nous en profitons jusqu’à se faire mettre à la porte aux lueurs de fin d’après-midi. L’heure approche pour la première surprise.

Bangkok, Wat Phra Kaeo Bangkok, Palais royal   Bangkok, Wat Phra Kaeo  

DSC_0530Nous prenons à nouveau un bateau rapide sur la Chao Phraya pour nous rendre au Théâtre Royal. Ce soir nous donnons dans le culturel avec un spectacle de Khon, les danses masquées traditionnelles. Les costumes et les décors sont sublimes, malheureusement,DSC_0485 la fatigue combinée au caractère disons figé de l’action, nous emmènent vers des cieux éloignés de la scène où Rama et ses acolytes rejouent des épisodes de la mythologie hindouiste. Peut-être avons nous été un peu ambitieux pour cette première journée.

18 décembre. Peine perdu nous remettons cela le lendemain. A Hua Lamphong, la gare ferroviaire centrale, nous grimpons dans un train à destination d’Ayutthaya, capitale du royaume de Siam (thaïlandais) jusqu’au 17ème siècle, avant que les Thaï ne soient repoussés jusqu’à Bangkok par les Birmans. Nous faisons d’abord escale à Bang Pa-In pour visiter … le palais royal, puis filons à Ayutthaya (un nom chantant vous ne trouvez pas ? ;) , qui est située sur une île entre les méandres de ma Chao Phraya. Et là nous allons voir du temple à toutes les sauces : ancien, moderne, en brique, en pierre, Bouddha assis, stupas en cloche, en ogive, au coucher de soleil, au lever de soleil. Mais croyez-le ou non, nous avons adoré ! Comme si nous n’étions pas encore lassés.

AyutthayaAyutthaya, Wat Chaiwatharam

Ayutthaya, festival de l'UNESCOIl faut dire que le site est magnifique et tout ces monuments sont d’une variété incroyable. A ce titre l’ensemble a été récemment classé au patrimoine mondial de l’Humanité ; alors pour fêter cela, tous les ans, la ville organise un festival et ça tombe bien c’est pile poil la semaine où nous y sommes. Le soir nous nous trouvons plongés dans une ambiance digne des festivals européens de l’été, une scène avec diverses animations, démonstrations de combat de rue de danses folkloriques au milieu des badauds et les inévitables petits stands où chacun y va de sa spécialité culinaire.Ayutthaya, festival de l'UNESCO Vous commencez à nous connaître, évidemment, nous voulons tout goûter ! Tour à tour, chacun rapporte sa trouvaille aux trois autres : petites brochettes, beignets, mini-crêpes, confiseries, rhum local, glaces agrémentées de bizarreries et un nombre invraisemblable de nouveautés que l’on peinerait à vous décrire. Alors de mieux c’est de venir les goûter par vous même. Ayutthaya, festival de l'UNESCO, show sur l'histoire de la villeLa surprise du jour est à nouveau un spectacle, mais bien différent de la veille. Pour couronner le festival, se tient un grand show son et lumières avec un déploiement de figurants et force feux d’artifices qui est censé raconter l’histoire d’Ayutthaya. Les commentaires en thaïlandais ne nous empêchent pas d’apprécier les différents tableaux : scènes de vie rurale, batailles épiques, arrivée des colons européens (ils ont l’air malin nos amis thaïlandais avec leurs perruques de Ayutthaya, spectacle sur son histoiretrois pieds de long), le clou : les éléphants tantôt machines de guerre dominant les combats, tantôt attractions loufoques faisant s’esclaffer l’assistance. On se croirait presque au Puy-du-Fou, les Chouans en moins, les pachydermes en plus. Cette fois, nous sommes tenus en éveil du début à la fin. Nous on aime le spectaculaire, pas l’intellectuel, désolés.

19 décembre. Dernier jour de la trilogie plus en douceur : encore quelques visites de temples, sans nervosité. Nous sentons que l’engouement des premières visites de temples est émoussé. Un train nous ramène à la grande capitale. Il est bientôt l’heure de nous rendre soigneusement présentables pour la fin de cette journée. Où ? Pourquoi ? … th th th, que de curiosité ! Les seules consignes sont les suivantes : De nouveau sur le toit du Vertigo, alors...émues?pas de tong, pas de sac à dos, pas de short, bien peignés et les épaules redressées.  Nous prenons le métro pour rejoindre le quartier des affaires de Bangkok. Au fil de notre petite escapade, l’appel des papilles se fait entendre.Apéro sur le toit du Vertigo “Un petit jus de fruit, ça vous dit ?”. Et nous voici dans un ascenseur qui nous mène directement au “Vertigo”, un bar perché au sommet d’un building de 300 mètres … minimum. Là, un magnifique 360° s’offre à nous dans les couleurs de la fin de journée… Bangkok à nos pied pour le coucher de soleil et un apéro inoubliable !

Bangkok, du haut du Vertigo

24 décembre. Pour conclure, un petit mot tout de même en direction de nos deux complices. Nous adressons un grand merci à Manou et Aude pour  nous avoir rejoint pendant ces deux semaines et nous avoir permis de passer un très beau Noël à Phnom Penh, en compagnie d’une sympathique bande de volontaires français en mission ici. Des cadeaux un repas de fête et, tenez-vous bien, une messe de minuit … en khmer tout de même ! Et nous avons tous les deux apprécié ; finalement, il nous fallait bien ça, pour réaliser que nous étions à Noël !