Où sommes-nous

Les porteurs de cocarde

DSC_0059Nous voilà de retour en Turquie depuis quelques jours. En entrant dans ce pays, nous avons retrouvé ce qui fait la marque de tant de pays que nous avons traversés dont la Malaisie, la Chine, l’Ouzbékistan le Turkménistan et la Turquie : le drapeau. En Malaisie, planté au milieu des jardins avec ses bandes rouges et blanches, DSC_0095-1ses étoiles, on se croirait sur un autre continent, dans un autre pays. En Chine, dressé au sommet des édifices publics, dans les villages d’une autre culture, en terrain conquis, on est en pleine colonisation. DSC_0071En Ouzbékistan, au Turkménistan, affiché sur les véhicules, sur le moindre emblème, sur les affiches de propagande, tissant la trame colorée du pays, on est en dictature. En Turquie, hissé au plus haut, en plus grand, en plus large, en immense, arboré aussi fièrement que la moustache, on est en plein délire nationaliste.

Alors que revoilà le président, avec un beau stylo et du papier blanc, trop fort !

Partisans kurdes pour la campagne aux législativesCes porteurs de cocarde, fiers comme des coqs et brandissant les doigts de la victoire, finalement on en rencontre partout. Il paraît que, pendant ce temps là, dans les salles d’attente des cabinets médicaux français, on s’informe sur les tribulations des politiques délurés, on apprend que le petit Nicolas va donner un petit frère à son grand Jean. Est-ce pour consoler ce dernier de sa présidence avortée à l’EPAD ou pour préparer une autre présidence ? Argument de campagne d’un nouveau genre, jusque là inenvisageable pour nos présidents ayant passé l’âge d’engendrer quoi que ce soit de nouveau.

Quel est le juste milieu ? Nos démocraties vacillantes qui échouent à promouvoir l’intérêt collectif ou ces nations de demain qui agressent tous azimuts la culture et les particularismes ? Courtes interrogations dubitatives sur l’avenir de notre monde…

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2 commentaires pour « Les porteurs de cocarde »

  • Phil

    Attention à ne pas confondre l’intérêt collectif (et/ou général) et le bien commun ;)

  • De chaque côté le même problème à travers le drapeau : le nationalisme et ses frontières. C’est l’outil de contrôle des peuples, la raison par laquelle on fait tout accepter. Vous avez pas pris une égoïne ? Vous auriez pu dézinguer pas mal de manche de drapeaux dans votre périple ! Bisous à vous deux. Le retour est pour quand ?