Où sommes-nous

Une journée en Cappadoce

Nous sommes passés en Cappadoce durant notre traversée d’est en ouest de la Turquie. Ce site nous a séduit par sa beauté et son histoire. Alors nous ne pouvons pas omettre de vous raconter comment s’est déroulé notre journée, un moment inoubliable à la découverte de cette région.

14 juin. Nous descendons du train à Kayzeri, il est quatre heures du matin et il pleut des cordes. Dans un petit troquet de la gare, nous patientons quelques temps espérant que la pluie cesse, et nous en profitons pour dormir un peu. Dix heures, la pluie n’a décidément pas l’air de se lasser de son humour de mauvais gout, nous quittons notre abris afin d’explorer les immenses flaques boueuses qui jalonnent la route… dix minutes plus tard nous sommes trempés.

Urgüp Peu à peu le ciel se découvre. Nous approchons d’Urgüp – première ville que l’on doit croiser en Cappadoce – par une petite route de campagne en hauteur qui aboutit à un point de vue panoramique extra sur le fameux site… et bien… il y a de quoi faire ! Avant de nous poser à un petit camping que nous avons déjà repéré, nous commençons par la visite d’Urgüp où nous retrouvons brutalement le tourisme de masse, les boissons et les dondurmas (glaces turques) deux fois plus chères, des hôtels de Demoiselles coifféescharme aménagés dans les grottes. A la sortie de la ville nous arrivons à prendre quelques clichés de nos premières cheminée de fée avant que le soleil ne disparaisse derrière un nuage menaçant et que le coin ne soit envahi par… par un groupe de chinois dont le bus vient d’arriver bien sûr ! Notre camping se trouve juste avant la ville de Göreme, qui est en quelques sortes le cœur de la Cappadoce. La tente est posée, nous nous préparons pour une petite nuit, demain la journée va être longue.

DSC_0687-2Vue du camping

En sortant de la tente, symphonie matutinale15 juin. Allez, c’est parti ! Il est 4h30, un minibus vient nous récupérer à la sortie du camping. Nous ne sommes pas DSC05832seuls : quatre belges et 7 chinois sont de la partie. Notre navette nous dépose au milieu d’un champs déjà envahi par des petits groupes de touristes photographiant leur montgolfière qui se gonfle tranquillement. Le jour s’est levé depuis un bon moment et les quelques ballons qui ont déjà pris leur envol sont déjà caressés par les premiers rayons de soleil. Puis vient notre tour. Edouardo, le cap’taine, nous briffe sur la sécurité Alors ... heureux ?puis nous fait monter à bord. Les ventilateurs qui avaient amorcé le gonflage sont relayés par des gerbes de flammes au dessus de la nacelle. Et nous décollons parmi des dizaines de montgolfières, égayant le ciel matinal de tâches multicolores. Magique ! Le cadre ? Ha, oui, on en oublierait presque ce cadre enchanteur dans lequel nous progressons au ralenti. Un peu plus d’une heure de vol qui nous en paraitra la moitié et nous amorçons la descente. La remorque attend que la nacelle se pose tout doucement. De sa taille impressionnante, le ballon se dégonfle et commence à vaciller, comme une flammèche qui s’éteint peu à peu. Le bruit sec d’un bouchon de champagne nous ramène à notre dure réalité… petite dégustation à 7 heures du matin, pourquoi pas ?

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Dans la campagne de CappadoceNous enchainons sans attendre. Direction la vallée d’Ihlara. Nous avons laissé les vélos de côté et nous voici pour quelques heures sur notre nouveau bolide motorisé scooter… ça fatigue moins ! Toujours en DSC_0853Cappadoce, le paysage change un peu. Nous traversons des prairies et des champs cultivés à la main, puis nous parvenons à l’embouchure d’un long canyon bordé d’orgues basaltiques. Dans une paroi entre des pics rocheux tels des dents de requin, un monastère domine l’entrée de la vallée : DSC_0863-1un vrai labyrinthe reliant ces grands trous par de petits passages ou escaliers raides et exigus. Cuisines, églises, habitations, tout ce qui est nécessaire pour vivre en communauté. Allez, hop hop hop, il est grand temps de filer, le programme est encore chargé. Nous quittons les lieux après un petits tour dans des églises troglodytes du dixième siècle nichées dans les falaises de la vallée, avec de beaux restes de colonnes, de fresques peintes, très habilement enjolivées par de multiples graffitis et autres inscriptions gravées par les chers chérubins de notre temps.

Citée souterraine de DerinkuyuAvant de rentrer à Göreme, nous nous attardons dans la cité souterraine de Derinkuyu : petit voyage dans les profondeurs froides de la terre. Le dos courbé, nous nous faufilons dans ces interminables galeries. A l’époque (VIème-VIIème siècle) pendant les temps de conflits, ces sept étages, creusés dans la roche autour d’un puits d’aération de 80 m, pouvaient abriter 10 000 personnes durant plusieurs mois d’affilée. A la surface nous retrouvons notre bonne température écrasante. Heu-reu-se-ment, nous pouvons acheter des glaces régulièrement sur notre parcourt pour nous rafraîchir.

DSC05859De retour à Göreme, nous retrouvons nos vélos… haaaaaa ! Et nous voici de nouveau lancés pour parcourir trois superbes vallée qui entourent la ville. il y en a pour tous les goûts : la vallée rose, avec ses orgues de sable de couleur rosée ou blanche ; un peu de portage et nous arrivons à la vallée rouge, Pigeonniersavec ses pigeonniers, ses églises et ses dents de sable de couleur (je vous l’donne en mille) rouge, et enfin un dernier tour dans la vallée de l’amouuuuur, et ses formations rocheuses … étranges mais spectaculaires !

Vallée de l'amour Vallée rose

DSC_0731-1Nous n’en avons pas encore terminé… l’apéro n’est pas pour tout de suite. Avant de rejoindre notre camping, la bonne route raide et à gros pavés passe devant le musée à ciel ouvert de Göreme… obligés de Musée de plein air de Göremefaire une halte juste avant la fermeture. Foule de touristes mise à part, nous y apprécions la fraicheur d’une superbe église récemment restaurée, et d’autres un peu esquintées, aux peintures saccagées par les Vandales, en particulier les visages des personnages. 

Derrière un horizon aux pics acérés le soleil se couche tout doucement. Il est temps pour nous de regagner notre tente pour une nuit courte… demain départ aux aurores, nous quittons la Cappadoce.

DSC_0875Et là vous pensez tous : “Wouaaaaa, ils ont la forme ces jeunes, quand est-ce qu’ils vont s’arrêter ? Où puisent-ils toute cette DSC_0695énergie, c’est HALLU-CI-NANT !” etc, etc … Et bien vous n’avez pas tort. Alors reprenez l’ensemble des points forts de notre journée racontés ci-dessus, et ajoutez-y quelques détails qui, sans doute, vous rassureront sur cette fameuse force surhumaine qui nous anime : considérez cinq jours au lieu d’un, et répartissez-nos ballades. Ensuite, il suffit de combler avec de longues siestes au bord de la piscine du camping, des baignades, un repas crêpes, un repas frites et un resto pour goûter le Kebab-pot (spécialité du coin), des temps pour bouquiner, surfer sur internet, et mettre à jour de notre blog (qui est toujours en retard, d’ailleurs). Au final, vous obtenez quelques chose de bien plus reposant pour mieux apprécier cette magnifique région.

DSC_0881Il sait pas à qui il a affaire lui ?

1 commentaire pour « Une journée en Cappadoce »

  • audrey

    ah….. ça me rapelle septembre l’année dernière!!!!
    c’était beau hein?!!!!
    courage pourles derniers coups de pédales!!!
    bon retour et à très bientôt
    grosses bises à vous deux