Où sommes-nous

L’Indonésie en vrac

On a craint, redouté, pas aimé :

  • La chaleur… qui ne cède jamais la place à un instant de fraicheur pour une nuit reposante !
  • … et moite en plus : essayez de faire sécher du linge … même en plein cagnard, ça ne veut pas !
  • Des routes pentues, mais pentues… On n’a pas idée ! Que quelqu’un leur dise de faire des virages plutôt que de taper direct dans le relief !
  • Les moustiques… soit ils ne savent pas lire, soit notre “lotion haute protection zones tropicales et à risque” n’a de repoussant que son nom.
  • Les déchetteries improvisées à tous les coins de rues, un régal pour nous respiration haletantes.
  • Les averses diluviennes qui ont pour seul avantage d’être relativement régulières : de 14h à … plus ou moins. Adieu les plans romantiques sous le coucher de soleil tant convoités par Etienne !
  • Les réveils intempestifs à 5h du mat’, grâce à nos amis les coqs, poules, cochons et chiens, ainsi que par les indonésiens qui commencent déjà à s’affairer dans un calme disons tout relatif.
  • Le boucan !! Quand ce ne sont pas les klaxons, ce sont les karaokés : on a de la chance, ce soir ça fini plus tôt : 1h de mat’, car c’est dimanche !
  • L’océan … même ici l’eau est salée ! Les vélos en ont bien profité : chaînes et mécaniques rouillées à souhait.
  • Le prix de la Bintang, trois repas pour le prix d’une bière, faut pas déconner ! On est en carence.
  • Les cérémonies traditionnelles balinaises séduisantes de prime abord mais qui manquent vraiment d’authenticité.
  • La condition de la femme qui à encore bien besoin d’évoluer : comme dans tant de pays, c’est l’homme qui boit, fume et conduit, et bien sûr passe sa journée au café pendant que …. On ne parlemente qu’entre hommes et on s’adresse à l’homme, Manon à d’ailleurs beaucoup apprécié.
  • La compagnie de soufre laissant les forçats du Kawah Ijen dans des conditions de travail déplorables, l’un des pires métiers du monde !
  • Sur Bali, des tour-operator décomplexés exploitant le travail millénaire de terrassement des rizières réalisé par des paysans vivant dans la misère.

On retiendra malgré tout :

  • Les odeurs de kretek (cigarettes au clou de girofle), de nasi goreng, de menthe, de fleurs de frangipanier, de saté (brochettes de viande au BBC avec sa sauce aux cacahuètes), les odeur de riz quasi permanentes. 
  • Des “What is your name ?”, “Where are you going ?”, “How are you ?” des Indonésiens sur leur scooter qui n’ont même pas le temps d’entendre la réponse parce ce qu’ils sont déjà loin devant ! Le must : “How are you going ?”
  • La découverte d’une faune et d’une flore, terrestres, aquatiques, nouvelles, abondantes et multicolores.
  • Les paysages de rizières dessinant des courbes à l’infini.
  • La vision des scooters transportant : des empilements de 3, 4 ou 5 personnes dessus voire une chèvre en plus ou des chargements acrobatiques d’objets, de végétation en tout genre, bien plus volumineux que le véhicule et le conducteur rassemblés, mais à l’équilibre très ajusté.
  • Les bonbons kopiko au café qui nous auront accompagnés durant toute la traversée.
  • Quelques couchers ou levers de soleil inoubliables malgré tout ce qu’on raconte sur la mousson.
  • L’accueil en or que nous a réservé l’équipe des motivés de Bike to Work à travers tout le pays.
  • L’extrémité orientale de notre périple atteinte à Kuta Lombok, à 15 000 km de Lyon à vol d’oiseau.
  • L’inavouable : un McDo à Yogya (si si, véridique !), sous le coup d’un irrépressible besoin d’ingérer une nourriture plus familière… On s’en est mordu les doigts, surtout après avoir vu le Pizza Hut de l’étage supérieur. C’est promis, nous ne recommencerons plus !
  • Le volcan Mérapi qui aurait du commencer à s’énerver devant nos yeux, mais un ciel trop nuageux en a voulu autrement.
  • Le goût du poisson frais, pêché de nuit, une heure avant, à la lanterne et englouti sur la plage même.
  • Nos première plongées australes, flashi les coloris !
  • Les vapeurs asphyxiantes des volcans javanais dans des décors à couper le souffle !
  • Des sourires de partout partout partout … en ville, à la campagne encore plus.

Visages Indonésiens

Avec tout ça, on s’est vraiment régalé de la diversité des paysages, des cultures, des rencontres, des expériences. Et pourtant nous n’avons découvert qu’une si petite partie de ce pays gigantesque et varié. En 17 000 îles, il y a de quoi contenter tous les appétits !

Maintenant, direction la France, mais on n’est pas pressé.

1 commentaire pour « L’Indonésie en vrac »

  • Cécile

    La chaleur, les moustiques, les averses, les déchets… et même des singes !
    Pendant qq instants, j’ai cru que vous étiez au Gabon et que vous ne nous aviez pas prévenu ! ;-)
    Mais non, car ici y’a pas de McDo !

    Gros bisous de Lbv, en pleine saison des pluies, et merci pour votre carte postale !

    Cécile & les couz du Gabon