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Bali, grimpettes entre temples et rizières

Du 20 au 23 octobre. L’arrivée à Bali est pour nous synonyme de retour au voyage à vélo. DSC02169Nous grimpons avec bonheur sur les bicyclettes avec en prime une quarantaine de kilomètres d’asphalte neuve et quasi-plate. Le changement est radical, nous récoltons d’emblée des centaines de sourires et de “Hello Mister”. Vive le vélo ! En même temps, nous sommes plongés dans l’ambiance hindouiste de Bali par la profusion des temples qui bordent les routes. Dans chaque village un temple majeur, dans chaque maison un temple familial. DSC_0028Nous ne savons plus où donner des yeux. Ici, à gauche ! Là, sur la droite ! La tentation est grande de s’arrêter à chaque occasion pour prendre quelques photos, mais résistons ce ne serait pas raisonnable;)

Cependant, en quelques jours nous allons expérimenter les difficultés d’être cycliste sur une île volcanique et équatoriale. Le troisième jour sur place, nous traversons l’île du nord au sud en passant par Munduk et le lac Bratan situé à 1350 m d’altitude et point culminant de la journée. Sur le papier, rien d’insurmontable, 40 km et 1500m de dénivelées, nous avons déjà testé dans les Dolomites, ça doit passer. C’est sans compter sur la médiocrité de la carte combinée à un tracé des routes, disons, assez direct ! DSC_0095Comme dirait l’un de nos anciens gouvernants, “la route est droite, mais la pente est forte !” Ahh ça, on peut dire qu’elle est forte. Nous enchaînons les montées à 15% voire plus pendant cinq heures, le tout, sous une chaleur écrasante. Un effort infernal, en plein cagnard. L’épreuve est si rude que nous craquons tous les 500 mètres, engloutissons les litres d’eau avant de nous faire violence pour remonter sur les machines. Au milieu de l’ascension, un petit panneau sur la gauche de la route joue les sirènes : “Z Waterfall, 500m”. DSC02301Sans l’ombre d’une hésitation, nous reposons les organismes pendant deux heures, petite balade dans l’ombre et la fraîcheur des girofliers, des cacaoyers, des caféiers, des macadamiers … Qu’il est dur de renfourcher nos montures après cela ! Malgré tout, nous venons à bout du supplice, juste à temps pour voir les lacs … dans la brume et se faire saucer abondamment. Revoilà notre amie la mousson désormais rituelle, pour confirmer le côté équatorial de la balade. Nous pensions y échapper sur Bali, mais nous allons devoir l’intégrer dans notre programme. Heureusement le phénomène est assez régulier, ce qui permet de s’organiser, enfin en théorie.DSC02305Mais rassurez-vous, nous avons trouvé la parade. DSC_0289Si vous vous retrouvez coincés à la nuit tombante sous une pluie diluvienne, ne vous affolez pas, rejoignez le poste de police le plus proche. Ces chers fonctionnaires étant relativement peu occupés, ils vous accueilleront volontiers pour une petite nuit en cellule. Il s’agit bien sûr de ne pas être trop regardant sur la propreté des lieux.

Du 24 au 26 octobre. Le sud de Bali est une région très prospère, dotée d’une nature particulièrement généreuse. Il y a tellement d’eau qui coule des montagnes que tout pousse avec facilité, ce qui laisse aux Balinais beaucoup de temps pour se consacrer à la religion et à la fête. Nous pouvons donc visiter des temples magnifiques et croiser, tous les jours, des cérémonies traditionnelles, occasions pour les locaux de célébrer leurs divinités ou leurs ancêtres par des quantités monumentales d’offrandes (fruits, fleurs, poissons, viandes…).

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Chaque événement est un prétexte pour faire la fête, se réunir, danser, jouer de la musique et partager le repas ensemble. Invités à l’un de ces repas, nous assistons au sacrifice d’un cochon, une première pour chacun de nous deux. Image poignante ! L’île parait vivre dans un carnaval permanent, festival de couleurs, d’odeurs et de musiques.

Notre dernière escapade se déroule autour du mont Batur, où l’on retrouve la configuration du Bromo, volcan dans le volcan.DSC02471 Notre scooter nous emmène autour de ce cône sombre, dans une végétation luxuriante, où nous nous égarons dans de petits villages isolés du tourisme qui fait rage dans la majeure partie de Bali. Et ce n’est pas dommage ! Nous redescendons à travers les rizières qui recouvrent les pentes de tous les volcans de l’île. Imaginez des travailleurs coiffés de chapeaux chinois, de l’eau jusqu’au genoux et le dos courbé sur les plants de riz. Et bien, tout pareil. De vraies cartes postales !

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Impossible d’omettre un petit clin d’œil aux premiers copains que nous retrouvons depuis notre arrivée en Asie et cela complètement par hasard ! DSC_0742Dans un spectacle de Legong, danses traditionnelles à Ubud (genre de Katmandou local dévoyé par le tourisme), nous nous retrouvons assis juste à côté de Patricia et Aurélien, une bonne occasion pour aller boire un verre ensemble. Grosses bises les vacanciers.

Après une semaine passée dans ce kaléidoscope, nous fuyons l’agitation incessante de Bali pour sa paisible voisine, Lombok.

1 commentaire pour « Bali, grimpettes entre temples et rizières »

  • Coline from Lyon

    Hello les cyclistes !
    On a bien pensé à vous quand nous étions sur des routes pourries de Bali (pire que celles des volcans ! oui c’est possible )
    Ravis de voir vos photos qui nous rappel de jolis souvenirs…
    Après tri et traitement des nôtres on vous envoi la photo de vous deux au kawah ijen au plus vite.
    Bises lyonnaises
    Coline & Alban.